Aller au contenu principal

Les fumeurs de saumon d’ETF se différencient par une charte

Appréhendant la concurrence polonaise, neuf industriels du saumon fumé, membres des Entreprises du traiteur frais, s’engagent à faire jouer le savoir-faire français depuis le filetage.

Pierre Commère, secrétaire général du groupe Saumon fumé d'ETF, lors de la présentation de la charte à la presse le 13 novembre.
© SC

Les Entreprises du traiteur frais (ETF) comprennent neuf industriels du saumon fumé (1) représentant près de 85% des volumes produits en France. Ceux-ci viennent de signer une charte garantissant en particulier la localisation sur le territoire métropolitain de chacune des étapes de la préparation du poisson. Sans recours possible à la congélation, ils doivent importer le saumon entier puis le fileter, le saler, le fumer, le trancher et le conditionner dans des outils locaux selon des règles contraignantes. Ces règles encadrent notamment trois étapes déterminantes de la qualité gustative et, disent-ils, traditionnellement françaises : le salage équilibré, le séchage et le fumage « par la combustion lente de petits copeaux de bois ».

Objectifs nutritionnels et sociaux

Sur le plan de la sécurité sanitaire et de la traçabilité, la production s’appuie sur le guide des bonnes pratiques d’hygiène et d’application des principes HACCP. « Le nouveau guide des bonnes pratiques européen est très inspiré du guide français », fait valoir Pierre Commère, secrétaire général du groupe Saumon et truite fumés d’ETF. D’autres contraintes que s’imposent les neuf industriels relèvent de la responsabilité sociale et environnementale (RSE), en matières de sélection de la matière première, de qualité nutritionnelle, d’outil de transformation, d’emploi et de relation aux partenaires.

Le nouveau guide européen est très inspiré du guide français

La société Meralliance a rallié ses consœurs autour d’objectifs sociaux inscrits dans la démarche Iso 26 000, a-t-on appris auprès d’un responsable de la filiale de Thaï Union auquel appartient la société. Lors de la présentation à la presse le 13 novembre, un logo a été annoncé pour 2019. Jacques Trottier, président de la branche Saumon fumé d’ETF, a affirmé que cette charte était « très différenciante » et de nature à contrer la concurrence polonaise. Selon Pierre Commère, elle va soutenir la montée en gamme des trois quarts de la consommation française de saumon fumé couverte par la production française (28 400 tonnes), ainsi que les expéditions en Europe (4 000 tonnes).

(1) Meralliance Armoric, Labeyrie, Delpierre, Delpeyrat, Guyader, Moulin de la Marche, Saumextra, Fjord King et Le Borvo.

Les plus lus

représenant de l'UE et du mercosur
Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs

Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont…

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

des conteneurs peints au couleurs du drapeau brésilien sur un quai d'un port de commerce.
Le point sur la "polémique" Hénaff et Terrena : la France importe-t-elle déjà massivement du bœuf et du poulet brésilien ?

C’est la question qui peut se poser après deux faits divers mettant en scène Henaff et Galliance (Terrena). Mais les…

Christophe Pajot
LDC Sablé: croissance des ventes d’élaborés de volaille mais un taux de service à améliorer

Le pôle Terravenir du groupe LDC affiche une bonne croissance de ses ventes d’élaborés de volaille sur 2025, mais aurait pu…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio