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Le repli du prix du blé et du maïs se poursuit en cette cinquième semaine de guerre au Moyen-Orient

Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ? Les journalistes de la Dépêche-Le Petit Meunier vous expliquent les dernières variations des cotations du blé et du maïs.

un graphique avec une courbe à la hausse, sur fond de grains de blé
Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ?
© Généré par l'IA

Alors que la guerre au Moyen-Orient se poursuit, les prix du blé tendre, du maïs et de l’orge fourragère ont reculé entre le 30 mars et le 6 avril 2026 sur le marché physique français. Ceux du blé dur n'ont quant à eux pas évolué dans le même temps.

Les prix du blé tendre ont perdu du terrain sur le marché physique

Le prix du blé tendre en rendu Rouen, sa place de référence, s’élevait, le 6 avril 2026, à 193 €/t sur la période avril-juin, perdant 1, €/t sur la semaine, dans le sillage d'Euronext (202,50 €/t sur la période mai, -1,25 €/t) et du CBOT (595,25 cts$/boisseau sur l’échéance mai, -11,75 cts$/boisseau). Alors que la guerre au Moyen-Orient s’éternise, le vrai sujet concerne les négociations sur les prix des carburants avec des transporteurs qui les imposent, en menaçant d’arrêter de travailler. Selon Céré’Obs, en semaine 13 (du 24 au 30 mars 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en blé tendre se sont stabilisées à 84 % pour la récolte 2026 (contre 76 % concernant la récolte 2025). 

Les cotations du blé dur n’ont pas évolué en nouvelle récolte

Le prix du blé dur en rendu Port-La-Nouvelle, sa place de référence, s’élevait, le 6 avril 2026, à 245 €/t sur la période juillet-décembre, stable sur la semaine. Les coûts du fret commencent à peser sur les opérations d’exécution. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 13 (du 24 au 30 mars 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” du blé dur se sont stabilisées à 81 % pour la récolte 2026 (contre 80 % concernant la récolte 2025). 

Les cours de l’orge fourragère ont perdu du terrain

Le prix de l'orge fourragère en rendu Rouen, sa place de référence, cotait, le 6 avril 2026, 191 €/t sur la période avril-juin, perdant 0,50 €/t sur la semaine. Dans le Grand est, on enregistre encore une bonne activité à destination du Benelux et de l’Allemagne, tant en nutrition animale qu’en meunerie. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 13 (du 24 au 30 mars 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en orge d’hiver se sont stabilisées à 81 % pour la récolte 2026 (contre 71 % concernant la récolte 2025). 

Les cotations du maïs ont reculé alors que la production mondiale s’alourdit

Le prix du maïs en rendu Bordeaux, sa place de référence, n’est pas coté sur la semaine du 30 mars au 6 avril. Le cours du maïs en rendu La Pallice s’élevait, le 6 avril 2026, à 198 €/t sur la période avril-juin, perdant 1 €/t sur la semaine. Et ce, dans le sillage d’Euronext (-0,25 €/t, à 208 €/t sur la période juin) et du CBOT (-1,75 cts$/boisseau, à 454 cts$/boisseau sur l’échéance mai). La production brésilienne de maïs serait de 135,70 Mt selon StoneX, contre 132 Mt d’après les dernières estimations de l’USDA. La production de maïs en Argentine serait quant à elle de 53 Mt selon StoneX, contre 52 Mt estimée par l’USDA en mars. Ces éléments pourraient peser sur le marché dans l’attente du rapport USDA.

Cet article a été écrit par les journalistes spécialisés de La Dépêche-Le Petit Meunier, qui accompagne depuis 1938 les opérateurs du commerce des grains. 

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