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Céréales
Le ralentissement se poursuit en céréales à paille

Avec l’expansion de la pandémie et les différentes mesures de reconfinement prises par les gouvernements dans plusieurs pays, les craintes sur la consommation mondiale s’accentuent. Ce qui pèse sur les cours des céréales.

Evolution des cours des principales céréales

Période du 27 octobre au 3 novembre. Que ce soit sur les principaux marchés à terme (Chicago, outre-Atlantique, et Euronext, en Europe et en France) ou sur les marchés physiques, les annonces faites à travers le monde sur la recrudescence de l’épidémie de coronavirus ont sérieusement pesé sur l’ensemble des marchés de céréales à paille pendant la semaine écoulée. Le retour et/ou l’expansion du virus dans des pays peu touchés ou qui s’en étaient plutôt bien sortis lors de la première vague a accentué cette impression, tout comme les annonces de reconfinement des populations et de fermetures de commerces à travers l’Europe. Résultat : de grandes interrogations sur la consommation en général, alimentaire en particulier, et sur celle de fin d’année. Même si les phénomènes de surachat de farines, pâtes, huiles, etc. sont réapparus la semaine passée, ils restent moindres qu’au mois de mars cependant. Il faut dire que l’ensemble des fournisseurs de matières premières (les grains), de premiers produits transformés (farine…) et les industriels et artisans fabricants (pâtes, pain…) ont pris les devants cette fois.

Toujours est-il que les cours du blé tendre, de l’orge ou encore du maïs ont tous cédé du terrain à travers le monde. Seul celui du blé dur (pour la fabrication de pâtes) a connu une certaine progression sur l’ensemble de la période considérée.

La Turquie et la Tunisie aux achats

Hors problème alimentaire stricto sensu, on a constaté que la Chine restait particulièrement active à l’achat sur les marchés mondiaux, notamment en maïs. La Turquie (grande productrice de farine pour l’export) et la Tunisie étaient également aux achats cette semaine en blé tendre.

En France, la baisse des cours a engendré une hausse des primes portuaires. On constate que les meuniers sont aux achats et que les fabricants d’alimentation animale (Fab) demeurent plus discrets : ils sont déjà assez bien couverts pour les échéances à venir et procèdent seulement à des achats de complément. Les courtiers interrogés sur les possibles évolutions du marché semblent peu inquiets – les acteurs de la production alimentaire se sont préparés à cette nouvelle vague – même si des questionnements peuvent apparaître en matière de logistique.

Une grande inconnue demeurait en toile de fond en début de semaine : les élections concernant le président des États-Unis, le 3 novembre. Il existait une grande incertitude quant à leur issue et leurs conséquences.

Rédaction Réussir

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