Le prix du porc chute de 15 centimes en Allemagne, le cheptel porcin se réduit en France
En cette deuxième semaine de l’année 2026, le marché du porc reste critique en Europe. La cotation allemande baisse, à cause de la saturation des stocks. Le cours à Plérin tend à la stabilité. La France subit les effets de la longue période de baisse du prix du porc de 2025.
En cette deuxième semaine de l’année 2026, le marché du porc reste critique en Europe. La cotation allemande baisse, à cause de la saturation des stocks. Le cours à Plérin tend à la stabilité. La France subit les effets de la longue période de baisse du prix du porc de 2025.
Outre Rhin, le marché démarre avec une baisse de 15 centimes/kg de son prix directeur. À la suite des fêtes de fin d’année, le marché s’est saturé en viande porcine et les poids à l’abattage sont élevés. Face à ces contraintes, la VEZG a choisi de suivre les exigences des abattoirs en baissant le cours.
Le Danemark et les Pays-Bas ont suivi le repli allemand et perdent respectivement 4 et 10 centimes sur leur prix de référence.
Semaine perturbée pour le porc français
En France, le prix du porc se rapproche de la stabilité avec une légère baisse de 0,1 centime/kg sur cette semaine de marché. En un an le prix du porc a été réduit de 15 %.
Sur la zone UNIPORC, les volumes d’abattage en début de semaine sont fortement impactés par l’épisode neigeux, qui complique les conditions de ramassage des animaux, informe le MPF. Ces derniers indiquent que les poids, déjà très élevés à la sortie des fêtes, en seront d’autant plus affectés et pourraient se rapprocher des 100 kg en fin de semaine.
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La FNP alerte sur la situation critique des éleveurs porcins français
La Fédération Nationale Porcine (FNP) dans son communiqué du 05 janvier, alerte sur la forte réduction de la rémunération des éleveurs de porc français, qui est descendue à 1,6 €/ kg tandis que le prix de revient est de l’ordre de 1,75 / kg. Ces producteurs sont confrontés à une perte par porc abattu de 15 €. Selon la fédération, cette forte baisse est le résultat des effets cumulés des rebondissements liés à l’enquête antidumping chinoise, dont le verdict est déjà connu, de la baisse de consommation en fin d’année 2025 et de la découverte de cas de peste porcine africaine en Espagne. La FNP exige une meilleure mise en avant du porc français dans tous les points de distribution pour « limiter les pertes » et soutenir la souveraineté alimentaire française.
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La production porcine française est en difficulté
La FNP indique également dans son communiqué du 8 janvier, que les élevages français sont en constante baisse. Depuis 2019, la France a perdu 18 % de ses sites d’élevage porcin. Désormais il ne reste que 7 853 sites, « soit plus d’un site d’élevage en moins chaque jour ».