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Le prix du maïs monte sur Euronext alors que la production s’annonce au plus bas

Alors que les négociations entre l’Iran et les Etats-Unis se déroulent dans un climat tendu, les prix du blé tendre et de l’orge fourragère sur le marché physique français ont perdu du terrain entre le 22 et le 29 juin 2026, dans le sillage du pétrole. Le maïs tricolore renchérit en raison de la canicule qui dégrade l’état des cultures.

un graphique avec une courbe à la hausse, sur fond de grains de blé
Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ?
© Généré par l'IA

Avec Agra Presse pour les données de production du maïs

Les cotations du maïs ont progressé en raison des fortes chaleurs

Le maïs en rendu Bordeaux, sa place de référence, n’est pas coté en date du 29 juin 2026. En rendu Pontivy-Guingamp, il s’élève à 247 €/t sur la période juillet-septembre 2026, gagnant 13 €/t par rapport au 22 juin 2026. Il suit le marché à terme européen d’Euronext (+12,75 €/t à 233,75 €/t sur l’échéance août 2026). Le marché à terme états-unien du CBOT est baissier sur la période (-9,50 cts$/boisseau à 402 cts$/boisseau sur l’échéance août 2026).  L’inquiétude est grandissante alors que la canicule intervient au stade critique de la floraison. Selon Céré’Obs, en semaine 25 (du 16 au 22 juin 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en maïs sont passés de 86 % à 84 % (contre 83 % en 2025).

La production de maïs au plus bas en 26 ans

Lors d’une conférence de presse à Paris le 30 juin, l’AGPM (producteurs de maïs, FNSEA) a indiqué que la production française de maïs grains en 2026 pourrait tomber à un plus bas depuis 26 ans. Reprenant les prévisions d’Arvalis, l'association estime qu'elle serait pour le moment projetée à 9,5 Mt, contre plus de 13 Mt l’an dernier. Deux facteurs justifient cette prévision : « la baisse des surfaces d’environ 20 % et une baisse incompressible de rendement estimée pour l’instant de 15-20 % par rapport à l'an dernier, par suite des deux épisodes de fortes chaleurs et du manque d’eau », précise le président de l’association spécialisée Franck Laborde. Cette prévision constituerait donc une borne haute, car même si les conditions s’amélioraient par la suite, ce potentiel est d’ores et déjà perdu, insiste le président de l'AGPM.

Les prix du blé tendre ont perdu du terrain, dans le sillage d'Euronext 

Le prix du blé tendre en rendu Rouen, sa place de référence, s’élevait, le 29 juin 2026, à 206 €/t sur la période juillet-septembre, perdant 5 €/t par rapport au 22 juin 2026, dans le sillage du marché à terme d'Euronext (-4,75 €/t, à 202,50 €/t sur l’échéance juillet 2026) et du CBOT (-28 cts$/boisseau, à 569,50 cts$/boisseau sur l’échéance juillet 2026). Les cours du blé tendre sur le marché physique français suivent la tendance baissière du pétrole sur la semaine, en pleine négociation d’un accord de paix entre les Etats-Unis et l’Iran. Selon le rapport Céré’Obs, en semaine 25 (du 16 au 22 juin 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en blé tendre sont passées de 76 à 74 % (contre 68 % en 2025). 

Les cours du blé dur n’ont pas évolué

Le prix du blé dur en rendu Port-La-Nouvelle, sa place de référence, s’élevait, le 29 juin 2026, à 260 €/t sur la période juillet-décembre, stable par rapport au 22 juin 2026. La moisson est sur le point de débuter, alors que la canicule fait craindre une dégradation de la qualité de la récolte. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 25 (du 16 au 22 juin 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” du blé dur sont passées de 64 % à 58 % pour la récolte 2026 (contre 71 % concernant la récolte 2025).

Les cours de l’orge fourragère ont repris le chemin de la baisse

L'orge fourragère en rendu Rouen, sa place de référence, s’élève, le 29 juin 2026, à 193 €/t sur la période juillet-septembre 2026, perdant 7 €/t par rapport au 22 juin 2026. Il y a peu d’échanges sur le marché. Les récoltes avancent bon train. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 25 (du 16 au 22 juin 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en orge d’hiver sont passées de 73 % à 71 % pour la récolte 2026 (contre 64 % concernant la récolte 2025).   

Les cotations de l’orge de brasserie ont progressé

Les prix de l’orge de brasserie en FOB Creil, leur place de référence, s’établissaient, le 29 juin, à 205 €/t en Faro (variété d’hiver) et à 224 €/t en Planet (variété de printemps) sur la période octobre 2026-mars 2027, respectivement en hausse de 9 €/t et 10 €/t par rapport au 22 juin 2026. Les acheteurs ont pris conscience que la canicule a dégradé les conditions de culture, avec un impact probable sur les rendements et surtout la qualité de l’orge de printemps semée à la sortie de l’hiver. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 25 (du 16 au 22 juin 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en orge de printemps se sont dégradées passant de 67 à 63 % pour la récolte 2026 (contre 67 % concernant la récolte 2025). 

  Cet article a été écrit par les journalistes spécialisés de La Dépêche-Le Petit Meunier, qui accompagne depuis 1938 les opérateurs du commerce des grains.

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