Le prix du blé tendre recule sous l'effet de conditions météorologiques défavorables
Alors que le conflit au Moyen-Orient s’enlise, les prix du blé tendre et de l’orge fourragère ont régressé entre le 27 avril et le 1er mai 2026 sur le marché physique français. Ceux du maïs ont progressé, en raison des incertitudes concernant la sole mondiale.
Alors que le conflit au Moyen-Orient s’enlise, les prix du blé tendre et de l’orge fourragère ont régressé entre le 27 avril et le 1er mai 2026 sur le marché physique français. Ceux du maïs ont progressé, en raison des incertitudes concernant la sole mondiale.
Le prix du blé tendre en rendu Rouen, sa place de référence, s’élevait, le 1er mai 2026, à 186 €/t sur la période avril-juin, perdant 0,50 €/t sur la semaine, dans le sillage du marché à terme européen Euronext (+3 €/t, à 191,50 €/t sur la période mai). Les cours du blé sur le marché à terme états-unien du CBOT ont quant à eux progressé (+3 cts$/boisseau, à 624,50 cts$/boisseau sur l’échéance mai), les conditions météo étant défavorables aux cultures de blé d’hiver outre-Atlantique. Selon Céré’Obs, en semaine 17 (du 21 au 27 mars 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en blé tendre sont passées de 83 % à 81 % pour la récolte 2026 (contre 74 % concernant la récolte 2025).
Les cours du blé dur en croissance sur un marché interrogatif
Le prix du blé dur en rendu Port-La-Nouvelle, sa place de référence, s’élevait, le 1er mai 2026, à 250 €/t sur la période avril-juin, gagnant 5 €/t sur la semaine. Des questionnements prix en nouvelle campagne mais peu d’acheteurs présents. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 17 (du 21 au 27 mars 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” du blé dur se sont passées de 81 % à 72 % pour la récolte 2026 (contre 76 % concernant la récolte 2025).
Les cours de l’orge fourragère ont régressé, en sympathie avec le blé tendre
Le prix de l'orge fourragère en rendu Rouen, sa place de référence, cotait, le 1er mai 2026, 187 €/t sur la période juillet-septembre, perdant 0,50 €/t sur la semaine, en sympathie avec le blé tendre. En ancienne campagne, les disponibilités sont quasi nulles. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 17 (du 21 au 27 mars 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en orge d’hiver sont passées de 81 % à 77 % pour la récolte 2026 (contre 70 % concernant la récolte 2025).
Le prix de l'orge de brasserie progresse
Les prix de l’orge de brasserie en FOB Creil, leur place de référence, s’établissaient, le 1er mai, à 213 €/t en Faro (variété d’hiver) et à 232 €/t en Planet (variété de printemps) sur la période octobre-mars, respectivement en hausse de 3,50 €/t et 6 €/t d'une semaine sur l’autre.
Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 17 (du 21 au 27 mars 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en orge de printemps sont passées de 92 % à 88 % pour la récolte 2026 (contre 82 % concernant la récolte 2025).
Le prix du mais monte sur les marchés à terme européens et états-unien
Sur le marché physique français, le maïs en rendu Bordeaux n’est pas coté. Le maïs en rendu La Pallice s’établissait, le 27 avril 2026, à 213,50 €/t sur la période avril-juin, gagnant 3 €/t sur la semaine, à l’image d’Euronext (+5 €/t, à 223,50 €/t sur la période juin) et du CBOT (+7,50 cts$/boisseau, à 468,25 cts$/boisseau sur l’échéance mai). La cherté du prix des engrais et carburant, en raison de la guerre au Moyen-Orient qui fait flamber le pétrole, pourrait conduire à une surface moindre. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 17 (du 21 au 27 mars 2026), les semis de maïs pour la récolte 2026 sont passés de 56 % à 73 % de la sole estimée (contre 60 % concernant la récolte 2025).
Cet article a été écrit par les journalistes spécialisés de La Dépêche-Le Petit Meunier, qui accompagne depuis 1938 les opérateurs du commerce des grains.