Aller au contenu principal

« Le message de l’UFC-Que choisir est assez grave »

Jacques Creyssel, délégué général de la FCD.
© DR

Les Marchés Hebdo : La grande distribution applique-t-elle des marges élevées sur les fruits et légumes bios, comme le prétend l’UFC-Que choisir ?

Jacques Creyssel : Sur le fond, le message de l’UFC-Que choisir est assez grave. Nous contestons totalement les résultats de cette étude, dont la méthodologie n’est pas sérieuse. Il est question de marge brute et non pas de marge nette. L’étude ne prend donc pas en compte tous les coûts pour la gestion des fruits et légumes bios comme la logistique, la main-d’œuvre. Par ailleurs, les relevés ont été effectués sur les sites « drive », ce n’est pas le lieu où il y a le plus de produits frais, et en plus sur la période du 26 janvier au 9 février 2019. S’ajoute à cela une comparaison réalisée avec des cotations prix expéditions entre mai 2018 et mai 2019. Par rapport aux éléments que nous avons, les taux de marge brute sur les fruits et légumes bios sont plutôt inférieurs à ceux du conventionnel. Nous pourrons avoir des éléments plus tangibles avec les résultats de l’observatoire.

LMH : Où en est le travail de l’observatoire des prix et des marges ?

J. C. : Les réunions sont en cours. L’objectif est d’avoir des éléments pour le prochain rapport. Nous aurons des informations rayon par rayon et non produit par produit. Il faut des comparaisons cohérentes, sur la base d’une méthode scientifique.

Propos recueillis par Anne-Sophie Le Bras

Les plus lus

représenant de l'UE et du mercosur
Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs

Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont…

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

des conteneurs peints au couleurs du drapeau brésilien sur un quai d'un port de commerce.
Le point sur la "polémique" Hénaff et Terrena : la France importe-t-elle déjà massivement du bœuf et du poulet brésilien ?

C’est la question qui peut se poser après deux faits divers mettant en scène Henaff et Galliance (Terrena). Mais les…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

Christophe Pajot
LDC Sablé: croissance des ventes d’élaborés de volaille mais un taux de service à améliorer

Le pôle Terravenir du groupe LDC affiche une bonne croissance de ses ventes d’élaborés de volaille sur 2025, mais aurait pu…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio