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Viande
Le marché du porc peu tonique au Royaume-Uni

Au Royaume-Uni, second importateur de viande de porc de l’UE, offre et demande manquent de dynamisme.

Le marché du porc peu tonique au Royaume-Uni
© James Giddins/Unsplash

Le cheptel porcin chute au Royaume-Uni. Cette année, les abattages pourraient baisser de 14 %, la production de viande reculer de 15 % comparé à 2022, d’après les perspectives d’AHDB. Déjà au premier trimestre 2023, la production de viande de porc était en baisse de 11 % sur un an. Les conséquences sont visibles à l’export. Les ventes extérieures ont chuté de 21 % en glissement annuel au cours du premier trimestre 2023. Au total, AHDB table sur une baisse des exportations de 17 % par rapport à 2022.

Baisse des importations

La demande intérieure est en repli. Toutes les aides gouvernementales octroyées afin de lutter contre l’inflation n’ont pas été reconduites. La consommation devrait diminuer de 3 % en 2023 par rapport à 2022. Pour l’ensemble de l’année, les importations de viande de porc devraient chuter de 4 %. Les fêtes de fin d’année pourraient redynamiser les achats. Néanmoins au premier trimestre 2023, les importations se sont contractées de 17 %. Le Royaume-Uni a réduit de 20 % ses achats de viande de porc fraîche depuis la France entre janvier-avril 2023 comparé à la même période en 2022. Nos envois ont atteint 4 598 tonnes. En provenance de l’UE, les achats se sont érodés de 14,8 % à 76 221 tonnes.

La cotation progresse

L’offre qui a faibli plus rapidement que la demande a conduit à la hausse du cours depuis la fin 2022. Entre fin juin 2022 et fin juin 2023, il a augmenté de 30 %.

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