Aller au contenu principal

Le 2e sucrier français se restructure pour se consolider
Le groupe Cristal Union encore pénalisé

Olivier de Bohan, président de Cristal Union, s'affirme très confiant dans l'avenir de son groupe betteravier, positionné sur les marchés européen et méditerranéen. © Cristal Union
Olivier de Bohan, président de Cristal Union, s'affirme très confiant dans l'avenir de son groupe betteravier, positionné sur les marchés européen et méditerranéen.
© Cristal Union

Le groupe sucrier Cristal Union a présenté hier à la presse des résultats 2019-2020 affectés par la réduction des betteraves traitées lors de la dernière récolte et un faible prix du sucre. Son chiffre d’affaires, de 1 594 millions d’euros, est en recul de 6%. Cependant le groupe réalise un résultat opérationnel, Ebitda, de 63 millions d’euros (contre 10 M€ en 2018-2019), signalant une « nette amélioration » de la rentabilité sur la fin de l’exercice du fait du redressement du marché du sucre européen. La campagne de transformation a été raccourcie de 22 jours et n’a duré que 103 jours en moyenne dans les sucreries. Ceci pour deux raisons essentielles : la baisse des surfaces récoltées, de 7,5 % (mais qui succède à la hausse de plus de 25 % en 2017) et de médiocres rendements à cause de conditions climatiques extrêmes et d’infestations de parasites et pucerons, « pour cette première année sans néonicotinoïdes », souligne la coopérative. Le groupe a évoqué la fermeture de deux sites, Toury (Eure-et-Loir) et Bourdon (Puy-de-Dôme), ainsi que l'arrêt partiel du conditionnement de sucre à Erstein (Bas-Rhin). La restructuration engendre des coûts et expliquent en partie la perte nette de 89 millions d'euros (99 millions d'euros, un record, l’an dernier). Le président Olivier de Bohan a assuré d’ « une gestion financière maîtrisée » et de « perspectives très rassurantes pour l’avenir ».

Les plus lus

représenant de l'UE et du mercosur
Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs

Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont…

María Marta Rebizo
Agriculture : Que pensent les exportateurs du Mercosur du report de l’accord ?

Les Marchés a recueilli les réactions à chaud des porte-voix des agriculteurs du Brésil et de l’Argentine à l’annonce du…

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

des conteneurs peints au couleurs du drapeau brésilien sur un quai d'un port de commerce.
Le point sur la "polémique" Hénaff et Terrena : la France importe-t-elle déjà massivement du bœuf et du poulet brésilien ?

C’est la question qui peut se poser après deux faits divers mettant en scène Henaff et Galliance (Terrena). Mais les…

Christophe Pajot
LDC Sablé: croissance des ventes d’élaborés de volaille mais un taux de service à améliorer

Le pôle Terravenir du groupe LDC affiche une bonne croissance de ses ventes d’élaborés de volaille sur 2025, mais aurait pu…

14,7 millions de tonnes de poulet sur le marché mondial en 2026, l'USDA prévoit un nouveau record

Le marché mondial de la volaille devrait poursuivre sa croissance en 2026. La production de poulet atteindrait des niveaux…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio