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L’avis de Bretagne Développement Innovation
« Le conditionnement et la préparation de commande sont des éléments clés de l’agilité »

Guillaume Briend, responsable numérique & agriculture - agroalimentaire de Bretagne Développement Innovation.
© Caroline ABLAIN

Les Marchés Hebdo : Bretagne Développement Innovation fait bénéficier le secteur alimentaire breton des progrès numériques. De quelle manière remplissez-vous votre mission auprès des industriels ?

Guillaume Briend : Les industriels, pour la plupart des PME, recherchent du « plug and play » (traduction de la rédaction du « clé en main »). Depuis 2015, nous ciblons les équipementiers qui peuvent alors proposer des solutions abouties à leurs clients. Et ça fonctionne très bien. Les industriels nous font part de leurs besoins. Nous réunissons les compétences pour rechercher les solutions. Nous construisons. Les industriels peuvent venir voir, en amont de leur investissement, ce qui est fait. Nous présentons des équipements en fonctionnement au salon CFIA de Rennes, sur la plateforme de l’Usine Agro du futur, en fonction de la thématique de l’année.

LMH : La ligne Pack the futur qui sera présentée à Europack Euromanut CFIA de Lyon à la fin novembre, répond-elle à de réels besoins des IAA ?

G. B. : Le conditionnement et la préparation de commande sont des éléments clés de l’agilité. Les IAA bretonnes produisent de façon personnalisée à 40 % ou 50 %. Prenons Petit Navire : 5 lignes de production, 300 référencements de produits. Il faut plus de 2 heures pour reconfigurer les lignes. Les industriels livrent un carton ou une palette. L’usine agile était la thématique de l’usine du futur au dernier CFIA de Rennes. Nous avions monté une ligne de conditionnement de filets de volaille avec onze équipementiers, dont on retrouvera certains en démonstration à Lyon. Les retours en business de cette édition 2019 ont été exceptionnels. Certains démonstrateurs avaient vendu jusqu’à vingt machines deux mois après. Plus de 4 500 visiteurs se sont rendus sur un espace de 450 m2, certains directeurs industriels y restant plus d’une heure.

LMH : Le montant d’un investissement peut sembler lourd pour des fonctions qui peuvent évoluer dans les cinq ans. Comment ne pas se tromper ?

G. B. : Les châssis des nouvelles machines renferment des outils modulables ou des robots qui pourront être changés dans les 3 à 5 ans. Les lignes de conditionnement se construisent comme un jeu de Lego. À la fin de la vidéo de l’Usine Agro du futur on peut voir un petit robot mobile, pour transporter des cartons entre la production et la logistique. On peut en avoir un pour moins 30 000 euros.

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