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Foie gras
Le Cifog mise sur l’identification de l’origine

Après une crise de deux ans, le foie gras opère un retour réussi, même s’il reste encore un gros travail de reconquête. L’interprofession mène la bataille, notamment sur l’origine France, avec un nouveau logo.

Michel Fruchet, président du Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (Cifog)
© C.M.

Malgré un contexte de baisse de moral des consommateurs ajoutée aux perturbations des gilets jaunes, le foie gras réalise une excellente année 2018, avec une évolution de 2,8 % en volume et 3,4 % en valeur. « Après deux années de crise, les consommateurs français ont répondu présent. On constate que le marché a évolué vers le haut, avec plus de produits mi-cuits et entiers », se réjouit Michel Fruchet, président du Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (Cifog). Mais il reste une marge de progression pour retrouver les volumes d’avant-crise. « Il nous manque encore 600 tonnes par rapport à 2015. Notre objectif est d’aller rechercher ces volumes, mais pas trop vite, en estimant le marché à sa juste valeur », reprend le président de l’interprofession. Pour cela, la filière a prévu un véritable plan de bataille. Tout d’abord, une meilleure identification de l’origine des produits est devenue nécessaire. « Avec la pénurie française, les importations, notamment bulgares et hongroises, ont beaucoup trop progressé, +12 % l’année dernière », souligne Michel Fruchet.

Un logo tricolore

Pour contrer cet afflux de marchandises étrangères, le Cifog a conçu un nouveau logo tricolore garantissant l’origine France, surtout destiné à identifier les 30 % de foie gras français qui ne bénéficient pas de l’IGP Sud-Ouest. Ce logo devrait être apposé prochainement sur les produits vendus dans les magasins, mais il peut également figurer sur la carte des restaurateurs. « Les chefs sont nos meilleurs ambassadeurs. Alors pourquoi ne pas les solliciter sur un manifeste citoyen par lequel ils s’engageraient à n’utiliser que du foie gras français ? » affirme Michel Fruchet. Affaire à suivre, rien d’officiel pour le moment.

Parallèlement, l’interprofession travaille à revenir à sur le marché international, en dynamisant autant que possible ses exportations. « La Japon est de retour, explique Michel Fruchet, et c’est imminent pour la Chine et les États-Unis. »

Nous envisageons d’accueillir la GMS au sein de l’interprofession

Sur le marché français, « la saison doit commencer plus tôt, déplore-t-il, dès octobre, novembre au plus tard. » Pour désaisonnaliser ses produits, le Cifog envisage d’élargir son offre à l’apéritif, de la diversifier avec notamment un retour du foie gras d’oie, une filière que retravaille actuellement la marque Montfort d’Euralis, et enfin de mieux structurer les rayons afin d’apporter de l’aide au choix. Pour cela, le Cifog a rencontré mi-mars, pour la première fois de son histoire, l’ensemble des acheteurs des grandes enseignes françaises. « Nous envisageons d’accueillir la grande distribution qui réalise 70 % des ventes de foies gras commercialisés en France, au sein de l’interprofession, afin de travailler collectivement de façon constructive », souligne Marie-Pierre Pé, directrice du Cifog.

Le Cifog est également soucieux de soutenir activement les ventes de viande de canard, et notamment des magrets. Absents pendant un an, ils ont aujourd’hui du mal à retrouver leur place. Pour les mettre en avant, l’interprofession a prévu une campagne radio de fin avril à début juin.

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