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Amérique du Sud
Le Brésil veut exporter des produits plus transformés

Réputé pour exporter des produits en gros, avec 160 entreprises exposantes, le Brésil a montré au Sial son savoir-faire en matière de produits plus transformés et innovants.

Derrière la Turquie et l’Espagne, le Brésil disposait du plus gros pavillon national cette semaine sur le Sial, avec une délégation de 160 entreprises. Et alors que le pays est surtout connu pour ses exportations de grains, sucre et viandes, l’Apex-Brasil, agence brésilienne de promotion du commerce et de l’investissement, a mis en avant des produits transformés. « Le Brésil exporte surtout en gros, pas tellement vers le consommateur. Cette année, nous avons sélectionné des entreprises innovantes », a confié aux Marchés Roberto Jaguaribe, président de l’agence.

En 2017, la France a déjà importé du Brésil 4 526 tonnes de café, 14 780 t de fruits, 7,9 t de confiserie. « 50 % du café de Nespresso vient du Brésil et 50 % du café de Starbucks, mais personne ne le sait », déplore Roberto Jaguaribe. Au-delà du Portugal, l'Europe pourrait représenter un marché pour certains produits finis brésiliens comme : les biscuits complets aux noix du Brésil de Massa Leve, les biscuits à base de cupuaçu de Frutos da Amazônia ou encore le Natchup de fruta (sauce multifruits). Sans parler des nombreux produits à l’açaï, baie d’Amazonie, aujourd’hui tendance en Europe.

Prise en compte des attentes sociétales européens

Le Brésil n’oublie pas pour autant de promouvoir ses produits phare comme la volaille. Après la baisse des ventes de poulets vers l'Europe à 199 000 t (entre janvier et septembre 2018) à la suite du scandale alimentaire révélé en mars 2017 et à la présence de salmonelles SP dans de la volaille crue, l’Association brésilienne de protéines animales (ABPA) s’est voulue rassurante. Au-delà du renforcement des contrôles dans les entreprises, les professionnels ont mis en avant l’absence de grippe aviaire dans le pays et annoncé un « plan d’anticipation des demandes sociétales ».

En novembre, une cartographie des attentes européennes sera réalisée par le cabinet français Phylum, suivie d’un diagnostic in situ des installations brésiliennes et de la mise en place d’un comité scientifique indépendant qui aura pour mission d’accompagner les acteurs dans l’évolution de leurs pratiques.

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