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Le barbecue est-il tombé à l’eau en 2024 ?

Encore plus que l’année précédente, la saison commence mal pour le barbecue en raison des mauvaises conditions météorologiques. Les prix des principales pièces à griller continuent d’augmenter. La plancha connaît en revanche une belle ascension depuis quelques années.   

rayon saucisserie
La saison 2024 a mal débuté pour les barbecues en raison de la mauvaise météo et des prix du porc toujours à un haut niveau en rayon.
© Sheila Kolani

Le barbecue est une des institutions estivales, sauf quand la mauvaise météo perdure. Depuis plusieurs mois, la tendance est au manque d’ensoleillement, aux précipitations. En France, la température moyenne est en baisse de 1,6 degrés pour la période allant du 29 avril au 16 juin 2024 en comparaison au même moment sur un an d’après Météo France et NielsenIQ Scantrack. Les précipitations ont augmenté de 9,8 % tandis que l’indice UV moyen a reculé de 9,7 %.  

Peu d'impulsions sur le Marché du porc français

Sur le Marché du porc français, la cotation progresse depuis le 13 juin sans pour autant retrouver les mêmes niveaux que l’an dernier. Le prix du porc au kilo affichait 2,35 € au 10 juillet 2023 contre 2,131 € au 11 juillet 2024. L’offre limitée répond à une demande modérée, peu d'impulsions sont constatées. 

Recul des achats de brochettes et saucisses 

Au-delà de la météo pluvieuse, le facteur prix a aussi contribué à plomber le début de saison. En grande distribution, pour l’ensemble des saucisses, les ventes ont chuté de 14,3 % en mai 2024 sur un an, rapporte Arthur Desille, consultant analytique chez NielsenIQ. Le recul est nettement plus marqué en brochette (-21,6 %). Entre juin et août 2023 les viandes fraîches libre-service, les brochettes et saucisses pesaient pour 45,5 % des ventes en valeur de l’année, juste derrière les glaces détente. Le poids de l'été compte pour 57,6 % des ventes valeur, toujours en 2023.  

Baisse des achats de sauces 

Par ricochet, les achats de sauces qui accompagnent les viandes au moment des barbecues baissent de –4 % en moyenne, mais avec de grandes disparités. La moutarde affiche une petite résistance (+1,6%) sur un an (29/04 au 16/06 vs an-1), même chose pour le ketchup (+0,6 %). La hausse est plus visible en sauces modernes, par exemple la sauce Kebab, + 9,8 %. Ces sauces ont trouvé leur public chez les jeunes générations. En mayonnaise et sauces traditionnelles, la tendance est à la baisse sur un an, respectivement –1,7 % et – 4,4 %.   

Les Français s’équipent moins en barbecue  

C'est habituellement en mai que les ventes d’équipement de barbecue atteignent un pic. Cette année au contraire, elles ont fléchi de 12 % comparé à mai 2023. Près de 351 000 appareils à barbecue avaient été vendus. Dans le même temps, les Français déboursent moins en équipement (-7€ vs 2023), “conséquence probable de la pression sur le pouvoir d’achat des ménages encore bien présents”, explique NielsenIQ. 

L'apéritif, une autre façon de consommer à l'extérieur 

Depuis le covid, "les Français ne veulent pas renoncer au plaisir et à la convivialité de la consommation en extérieur. Or, les offres apéritives ludiques et gourmandes, plus accessibles en prix, se développent et entrent en quelque sorte en concurrence sur le terrain de la convivialité", nous indiquait en 2023 Valérie Diot l’année dernière responsable de la consommation et de la distribution à l’Ifip. Certains français se sont tournés vers les apéritifs déjeunatoires l’an dernier. 

La plancha s'impose sur le marché

La plancha gagne aussi progressivement du terrain ces dernières années. “ Chez les Français, le barbecue est ancré dans les traditions de l’été et est un symbole de convivialité. Cependant, on observe ces dernières années une forte augmentation de la popularité de la plancha grâce à sa simplicité, sa rapidité et les avantages qu’elle présente en termes de cuisine saine et polyvalente”, nous explique Marine Ferreira, responsable marketing chez Le Marquier. Par ailleurs, la plancha présente plusieurs intérêts face au traditionnel barbecue. “ Elle offre une cuisson plus simple, maîtrisée et plus saine, sans contact direct avec les flammes, avec peu ou pas de matière grasse”, illustre la responsable.    

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