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Energie : l’amidonnerie française va-t-elle se recarboner temporairement ?

Les industries des produits amylacés et de leurs dérivés sont en bonne voie d’atteindre leur objectif collectif de décarbonation. Mais la crise énergétique invite à une régression conjoncturelle.

 

Claude Risac, président de l'Usipa.
© Usipa

Les industriels qui transforment en France des céréales, du pois et de la pomme de terre en amidons et autres ingrédients, reconnaissent qu’ils consomment 20% du gaz consommé par l’ensemble des industries agroalimentaires. Pour autant, la décarbonation est en bonne voie, ont-ils rappelé à l’assemblée générale de l’Usipa (Union des syndicats des industries des produits amylacés et de leurs dérivés) à la fin septembre.

Les émissions de CO2 directes de l’amidonnerie devront représenter, en 2030, 65% de celles de 2015 et elles en étaient à 88% en 2020, selon les chiffres de la Commission européenne. Or, le gaz, qui représentait jusqu’alors 10 à 15 % des coûts de revient selon les sites, atteint déjà 25 à 30%, considère l’Usipa (représentant Tereos, Roquette, ADM France et Cargill France).

Concurrence allemande

Claude Risac, président de l’Usipa, que nous avons joint après l’assemblée générale, évoque une éventuelle solution pour certaines usines en ayant la possibilité : repasser passagèrement du gaz au fioul ou au charbon. Le nouveau président s’alarme de la « double distorsion de concurrence entre l’amidonnerie française et allemande » ; l’allemande, explique-t-il, en plus d’avoir conservé ces énergies fossiles plus polluantes, est mieux aidée financièrement par l’Etat fédéral pour supporter la flambée des énergies.

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