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La Réunion : planteurs et industriels s'affrontent sur le prix de la canne

Planteurs et industriels de La Réunion s'affrontent depuis plus de deux semaines sur le prix de la tonne de canne, ce qui a conduit à des opérations de blocage dans l'île et poussé l'Etat à jouer les médiateurs dans ce conflit. La canne est actuellement payée 39,09 euros la tonne. Depuis le 24 mai, les trois syndicats (la FDSEA, les JA et la CGPER) réclament 6 euros de revalorisation, mais le groupe Tereos, qui regroupe les industriels de la production du sucre sur l'île, n'a accordé qu'une hausse de 49 centimes. Les différentes rencontres houleuses entre les deux parties ont conduit à plusieurs actions coups de poing. Les planteurs ont bloqué l'accès aux deux usines sucrières, situées dans le sud et l'est du département. Des opérations escargot ainsi que des barrages filtrants de la circulation ont aussi été 
menés. Depuis jeudi, l'État joue le rôle de médiateur. Les trois syndicats se sont unis pour formuler une proposition de sortie de crise, remise au secrétaire général de la préfecture, qui l'a transmise aux industriels. Cette entente entre les organisations syndicales est « historique », a souligné Frédéric Vienne, président de la FDSEA. « Le coût total de nos demandes s'élève à 14 millions d'euros, Tereos pourra se positionner sur cette somme », a énoncé le syndicaliste après la réunion. Le groupe sucrier Tereos estime que les montants demandés par les agriculteurs sont « totalement disproportionnés au regard de la réalité économique de la filière ». Dans un communiqué, les industriels ont indiqué jeudi que « dès la semaine prochaine, l'évolution possible du prix de la canne en fonction du prix du sucre blanc fera partie des échanges ».

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