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Cuniculture
La filière lapin a bien résisté à la Covid-19

Si la consommation de viande de lapin n’a pas trop souffert de la pandémie, la filière est néanmoins confrontée à de nombreux défis : vieillissement des consommateurs, export dégradé et hausse des coûts de production.

La consommation de viande lapin n’a reculé que de 2 % en 2020, contre une baisse de l’ordre de 4 % les autres années. « Le bilan de la pandémie n’est donc pas trop négatif pour la filière, ce qui peut s’expliquer, car cette viande est souvent consommée à domicile », détaille François Cadudal directeur du pôle économie de l’Itavi, lors d'un webinaire organisé le 26 mars dernier. Les achats des ménages ont moins reculé que les autres années, et ce, malgré une hausse des prix moyens d’achat. «​ Mais il faut être vigilant, car les consommateurs sont très vieillissants », complète François Cadudal. La moitié des volumes de lapin a été achetée par des ménages de plus de 65 ans en 2020, contre 43 % en 2016.

La pandémie a eu, en revanche, un net effet sur les exportations, qui ont chuté de 26 % ; 15 % de la production française est exportée. Nos principaux clients, l’Espagne, l’Italie et la Grèce ont vu leurs besoins plonger, entre les confinements et la chute de la fréquentation touristique.

Des coûts alimentaires records

« 50 % du prix de revient d’un lapin sortie élevage dépend du coût de l’aliment », explique François Cadudal. Alors que la hausse est récente dans la plupart des productions, pour l’aliment lapin, spécifique avec une forte teneur en betterave et luzerne, elle est d’actualité depuis deux ans et demi, et « les coûts alimentaires se rapprochent de leurs précédents records de 2013 », alerte l’économiste. Dans ce contexte compliqué, « la filière a perdu 9 % de son potentiel de production l’an dernier », avec la baisse de son cheptel de femelles.

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