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Céréales
La demande mondiale soutient les cours des grains

Les conditions climatiques restent préoccupantes pour l’hémisphère sud, notamment pour la production de blé australienne, alors que la demande internationale reste soutenue.

Période du 15 au 22 octobre. Alors que le marché intérieur céréalier est assez peu dynamique actuellement, l’industrie étant bien couverte, la demande internationale permet aux cours du blé tendre (et de l’orge fourragère en sympathie) de se maintenir, voire de progresser légèrement. Dans l’espoir de faire partie des origines choisies par les grands importateurs, les exportateurs hexagonaux achètent des volumes et remplissent les silos portuaires.

Le 16 octobre, le Gasc égyptien a acheté 405 000 tonnes de blé (chargement entre le 21 et le 30 novembre) dont 285 000 t de blé russe, 60 000 t de blé ukrainien et 60 000 t de blé français. Un achat montrant la bonne compétitivité des offres françaises sur le marché mondial. Celle-ci pourrait toutefois pâtir de la remontée de l’euro en fin de semaine dernière à la suite de l’annonce d’un accord sur le Brexit. L’Algérie a lancé un appel d’offres le 21 octobre pour la livraison de blé meunier d’origine optionnelle à charger entre novembre et décembre. Selon les derniers chiffres diffusés par la Commission européenne, les exportations de l’UE vers les pays tiers sont très en avance par rapport à l’an passé. Au 21 octobre, les ventes de blé tendre ont franchi les 8 Mt depuis le début de campagne contre moins de 5,5 Mt l’an passé à même époque. En orges, les ventes vers les pays tiers s’élèvent à près de 2,4 Mt contre seulement 1,65 Mt en 2018.

Du côté des cultures, la production de blé de l’Australie est attendue en berne, à seulement 15,5 Mt, selon les dernières prévisions de la Banque nationale australienne, en raison de conditions très sèches. En Argentine en revanche, des pluies favorables aux cultures sont tombées et devraient se poursuivre. En France, au 14 octobre, selon le dernier bulletin Céré’Obs de FranceAgriMer, les semis de blé et d’orge d’hiver avaient respectivement progressé à 21 % (4 % la semaine précédente) et 40 % (9 %).

Une production de maïs inférieure à 12 Mt ?

Si la récolte de céréales à paille a été pléthorique, celle de maïs devrait décevoir. Attendue autour de 12 Mt, la récolte avance tant bien que mal en fonction des opportunités annoncées par la météo. Au 14 octobre, la moisson hexagonale était avancée à 30 % (14 % l’an passé à même époque). Malgré une production peu volumineuse, les cours peinent à progresser compte tenu d’une concurrence féroce, notamment en provenance d’Ukraine qui a engrangé une belle récolte. D’ailleurs, les importations s’affichaient déjà à plus de 6 Mt au 21 octobre contre moins de 5 Mt en 2018.

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