Hôpitaux, prisons : l’Europe demande à garantir l’accès à alimentation végane
La Cour européenne des droits de l’homme a condamné la Suisse pour refus de repas végétarien. Elle incite les États à veiller à ce que leurs citoyens puissent pratiquer une alimentation végane conformément à leurs convictions, notamment dans les prisons ou les hôpitaux.
La Cour européenne des droits de l’homme a condamné la Suisse pour refus de repas végétarien. Elle incite les États à veiller à ce que leurs citoyens puissent pratiquer une alimentation végane conformément à leurs convictions, notamment dans les prisons ou les hôpitaux.
La Cour européenne des droits de l’homme a rendu ce 16 juillet son jugement dans une affaire opposant deux citoyens suisses à leur pays. Vegan, ils n’avaient pas facilement eu accès à une alimentation conforme à leurs croyances antispécistes lors de séjours en prison et à l’hôpital.
Lire aussi : Alternatives végétales : une croissance des volumes supérieure à la viande et aux produits laitiers en 2025
Garantir l’exercice effectif des pratiques véganes
La Cour européenne des droits de l’homme invite les 46 États membres du Conseil de l’Europe à garantir, dans toute la mesure du possible, l’exercice effectif des pratiques véganes, notamment par l’accès à une alimentation végétale. « Un tournant », selon l’Association végétarienne de France, qui appelle la France a développer « des vrais repas entièrement végétaux » dans les prisons, dans les établissements de santé, dans la restauration collective des écoles ou des entreprises gérées par l’État.
Lire aussi : L’Europe tolère les saucisses végétales mais pas les steaks végétaux
La Suisse condamnée pour refus de repas végétarien
Les deux militants antispécistes avaient été arrêtés par suite de dégradations de biens, l’un placé en détention provisoire et l’autre à l’hôpital psychiatrique. Faute d’obtenir des repas entièrement végans, ils ont porté l’affaire devant la Cour européenne des droits de l’homme invoquant une violation de leur liberté de pensée, de conscience (art. 9 de la Convention des droits de l'homme). La majorité des juges de Strasbourg reconnaissant que le véganisme, en tant que conviction éthique sincère et cohérente, relève de la protection de la liberté de conscience, et condamnent l’état suisse à verser 12 000 euros à celui qui a séjourné en prison et 4 000 à l’autre, et à s’acquitter de leurs frais judiciaires.
Lire aussi : Les légumineuses progressent-elles vraiment dans l'alimentation des Français