Aller au contenu principal

Guerre Russie Ukraine : Comment éviter une crise alimentaire mondiale ?

Alors que les prix alimentaires étaient déjà élevés, la guerre que mène la Russie en Ukraine fait planer le risque d’une crise alimentaire mondiale. Des ONG appellent à des actions immédiates.

Les ONG alertent sur une possible crise alimentaire mondiale à court terme.
© Photo by Karthikeyan K on Unsplash

La hausse des prix alimentaires dans le monde a commencé il y a plusieurs mois, dans le sillage de conditions climatiques défavorables et de perturbation de chaînes d’approvisionnement en pleine pandémie. Avant même la guerre, les coûts de production augmentaient et les prix alimentaires commençaient à suivre, d’où des inquiétudes dans plusieurs pays importateur ou aux budgets serrés.

Flambée sur les marchés mondiaux

Depuis le début de la guerre, les prix des céréales ont bondi. L’Ukraine fournir la moitié du marché mondial de l’huile de tournesol, 15 % du maïs, 15 % de l’orge et 10 % du blé. Les stocks dans le pays sont importants et certains étaient déjà engagés pour une livraison à court terme, alors qu’on entre en période de soudure dans l’Hémisphère nord.

Les inquiétudes courent à plus long terme, puisque c’est l’heure des semis et les cultivateurs ukrainiens ne peuvent pas toujours les effectuer, pour des raisons de sécurité, ou car ils ne reçoivent pas les semis, les engrais ou le carburant nécessaire. C’est donc aussi la prochaine récolte qui est mise en péril.

Les grains ne sont pas les seuls marchés menacés. Toutes les protéines animales sont concernées car les coûts de production flambent pour cause de tensions sur l’alimentation animale et l’énergie, là encore liées à la guerre. Ainsi le marché européen du porc, baissier tout 2021, s’est-t-il brutalement retourné en mars.

Quels sont les zones à risques ?

Les indices de la FAO ont atteint des sommets qui n’avaient plus été vus depuis les printemps arabes. Les pays les plus menacés sont ceux de l’Afrique du Nord et du Proche et Moyen Orient. Yémen et Soudan, dans des situations déjà fragiles sont les plus exposés.

5 solutions pour diminuer les risques de crise alimentaire mondiale

Le GAIN (Global Alliance for Improved Nutrition), une ONG qui travaille sur la sécuritaire alimentaire mondiale propose 5 actions à entreprendre d’urgence :
  1. Mettre fin à la guerre en Ukraine
  2. Garder des échanges internationaux : les pays exportateurs ne doivent pas céder à la tentation du stockage et de la spéculation.
  3. Diversifier les sites de production dans le monde, afin de limiter la dépendance de certaines zones, comme l’Afrique.
  4. Doubler les financements au développement consacrés à la lutte contre la faim dans le monde. « Nous n'avons jamais su aussi bien où et dans quoi investir pour faire passer le nombre de personnes souffrant de la faim de 768 millions aujourd'hui à moins de 200 millions en 2030. » explique Lawrence Haddad, directeur du GAIN.
  5. Augmenter les budgets pour l’aide humanitaire contre la faim et la malnutrition, particulièrement envers les plus jeunes.
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Les Marchés.

Les plus lus

Pourquoi les prix records des bovins ne sont pas encore suffisants pour les éleveurs allaitants
Malgré des prix des gros bovins à des niveaux jamais vus, l’amont de la filière bovine fait toujours face à des difficultés…
cotation Atla du beurre cube (€/t)
En ingrédients laitiers, les approvisionnements vont être compliqués à la rentrée
Avec la collecte laitière qui reste en retrait, les fabrications de produits laitiers industriels pourraient bien être…
Agricool rejoint Vif-Systems et dévoile les raisons de son échec
La start-up promouvant l’agriculture urbaine, en redressement judiciaire, est reprise par le réseau de fermes verticales VIF-…
Faute de repreneur, Matines ouvre un projet de cessation d’activités
La société Matines annonce, le 2 juin, s’engager dans un projet d’arrêt programmé de ses activités. A ce jour, seul le site…
Le lait conventionnel mieux payé que le bio en avril
Le lait conventionnel a été payé 5 €/1000 litres de plus que le bio en avril, selon Agreste.
Avec l’arrêt de Matines, la filière œuf dans l’incertitude
Matines a annoncé jeudi l’arrêt programmé de ses activités, seul un site fait l’objet d’une procédure de reprise pour l’instant,…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 704€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio