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Guerre des prix : vers un armistice ?

« Je pense que la déflation a trouvé son plancher, il peut y avoir encore des baisses de prix sur certains secteurs où la matière première peut baisser (lait, sucre, PET), mais globalement on est au plancher. E.Leclerc va rester le moins cher, mais n'a pas l'intention d'allumer la mèche d'une nouvelle guerre des prix ». Voilà des mois que l'on attendait cette déclaration. Michel-Édouard Leclerc a fini par la faire il y a quelques jours aux Échos, après une annonce similaire de son grand concurrent Jean-Charles Naouri. Victoire des fournisseurs ? Pas vraiment, les négociations 2015 se sont faites « dans la douleur », témoigne le distributeur lui-même. La création des « super-centrales d'achat » fin 2014, la mise en application des mesures de la loi Hamon, pas toujours d'une grande limpidité, n'ont pas facilité les discussions. D'ailleurs, si l'on en croit les premières remontées de l'Ania, les contrats ont été signés au dernier moment, sous la menace de déréférencements. Il suffisait de faire un tour ce week-end dans les grandes surfaces pour se rendre compte que les réassortiments des rayons n'avaient pas tous été faits. Les demandes de hausses de prix (de 2 à 4,5 %) des industriels n'ont dans l'ensemble pas été acceptées. Certains ont même vu leurs tarifs revus à la baisse par rapport à l'an passé. Il semblerait que les plans d'affaires n'aient pas tous été signés et les négociations pourraient bien se rouvrir rapidement. Selon Philippe Mangin, président de Coop de France, les PME n'auraient de surcroît pas toujours été traitées de manière différenciée comme l'avaient promis les distributeurs. La notoriété des marques ayant été finalement plus prise en compte que la taille des entreprises. Ces (gros ?) bémols posés, il semble bien que la guerre des prix prenne une nouvelle tournure. Moins violente, au moins dans les propos. Les coopératives ont fait état d'ouverture de discussions constructives avec la distribution à l'occasion du Sia. Le label « Entrepreneurs + Engagés » de la Feef semble recevoir un bon accueil de la part de la distribution. De quoi reprendre un peu espoir ?

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