Aller au contenu principal

Écarts de production : les opérateurs en demandent davantage

Certains produits propres à l'alimentation humaine peuvent se valoriser en nutrition animale.
© Vuez

Des opérateurs transforment en matières premières pour l’alimentation d’animaux de rente des produits qui n’ont pu être valorisés en alimentation humaine. Leurs processus sanitaires sont déjà bien établis et ils ont réalisé un guide de bonnes pratiques d’hygiène avec la DGAL et la DGCCRF. Ce guide est en cours de validation par les pouvoirs publics. Il « aidera à déterminer les risques dans le cadre des démarches HACCP et facilitera le choix des produits à valoriser », indique Guy Lannoy, secrétaire général de Valoria, le syndicat des entreprises de valorisation en alimentation animale des coproduits et écarts de production. « Grâce à un référentiel commun, tous les professionnels auront un langage commun », complète-t-il.

Bonda Nutrition animale est l’une de ces entreprises. Elle a fait construire un premier site à Ancenis (Loire-Atlantique) en 2000, qui a été agrandi cette année, puis un second en 2015 près de Mâcon (Saône-et-Loire). Elle collecte à l’échelon national du biscuit, des gâteaux, des bonbons à l’exclusion de ceux à la gélatine (car d’origine carnée). Olivier Guisnet, directeur général de Bonda Nutrition animale, confie avoir développé ses approvisionnements en boulangerie industrielle cette année et vise d’autres gisements. « Notre procédé est assez économe en énergie parce qu’il emploie des procédés mécaniques », précise-t-il.

Besoin de massification

Les adhérents de Valoria tiennent à faire connaître les capacités de « dépackaging » existantes : la capacité de retirer toutes sortes d’emballage sans laisser de résidus dans la matière à isoler. Toutefois, les opérateurs ne contrôlent pas leurs volumes d’approvisionnement. Ils ont besoin de massifier. Auprès des industriels, ils procèdent comme Bonda le fait : audit pour qualifier les produits, analyser la fréquence des retraits, proposition d’inclure le circuit des écarts de production dans leur démarche HACCP. Une fois le contrat en place, les coproduits sont déposés dans des contenants dédiés et sont collectés régulièrement. Ils sont systématiquement contrôlés à leur réception au site de transformation.

Les plus lus

Œufs : le bond des importations européennes vient d’Ukraine, mais aussi de Turquie

L’évolution des prix des œufs français, au 19 décembre 2025, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie trois fois par…

María Marta Rebizo
Agriculture : Que pensent les exportateurs du Mercosur du report de l’accord ?

Les Marchés a recueilli les réactions à chaud des porte-voix des agriculteurs du Brésil et de l’Argentine à l’annonce du…

14,7 millions de tonnes de poulet sur le marché mondial en 2026, l'USDA prévoit un nouveau record

Le marché mondial de la volaille devrait poursuivre sa croissance en 2026. La production de poulet atteindrait des niveaux…

Anvol analyse volailles
Poulet : la hausse de 3,7 % de la production française ne suffit pas pour répondre à la demande

La consommation de volailles, et en particulier de poulet, poursuit sa progression amorcée depuis plusieurs années. Les achats…

Dinde en élevage
« La production de dinde est stable en 2025, c’est une bonne nouvelle »

Après plusieurs années de recul, la filière dinde semble retrouver de la stabilité dans les abattages en France. Malgré une…

douanier chinois devant son ordinateur
Taxes chinoises sur les produits laitiers : quels montants par entreprises, quels impacts pour la France ?

La Chine applique à partir de ce jour des droits de douane supplémentaires et provisoires sur les produits laitiers européens…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio