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Coopératives : pourquoi Unicor et Capel entament un processus de fusion

Les deux groupes coopératifs Unicor et Capel ont décidé de fusionner pour constituer une nouvelle entité plus à même d’accompagner les mutations du monde agricole et d’innover. 

 Jean-Claude Virenque et Christophe Canal.
Fin mars, Unicor et Capel laisseront la place à une nouvelle structure coopérative mieux armée pour innover et créer de la valeur ajoutée (Jean-Claude Virenque et Christophe Canal).
© Unicor et Capel

Fin mars, Unicor et Capel vont disparaître. Les deux coopératives ont décidé de fusionner pour laisser place à une nouvelle structure dont le nom et l’identité seront dévoilés au moment de l’officialisation. Le processus est déjà bien lancé. Les conseils d’administration d’Unicor et de Capel ont signé un traité de fusion le 18 décembre. Ce projet va être présenté aux adhérents lors des assemblées générales extraordinaires de février-mars pour être ratifié. Cette fusion ne part pas de zéro : les deux coopératives voisines géographiquement et jumelles dans leurs métiers sont déjà partenaires à travers la filière La Quercynoise de Capel – dont Unicor est actionnaire – et le groupement d’achat Unisud. Elles partagent également les mêmes valeurs de territorialité, d’agriculture de qualité et d’innovation. « Les relations entre Capel et Unicor sont anciennes et solides », rappelle Christophe Canal, Président de Capel. « Or, compte tenu des enjeux auxquels le monde agricole doit répondre, il nous est apparu vital de franchir une nouvelle étape en allant vers la fusion ». « Cette fusion va nous permettre de pérenniser et de consolider nos outils coopératifs. C’est un élément de souveraineté essentiel pour les agriculteurs de notre territoire », ajoute Jean-Claude Virenque, Président d’Unicor

Lire aussi : Le groupe Capel maintient ses projets structurants

Capel et Unicor, une fusion axée sur les productions animales

La nouvelle entité dont le siège sera basé à Rodez rayonnera sur l’Aveyron, l’Hérault, la Lozère, la Haute-Loire, le Cantal, le Tarn, le Tarn-et-Garonne, le Lot et la Corrèze et regroupera près de 10 000 adhérents pour un chiffre d’affaires consolidé estimé à 750 millions d’euros. Ses activités s’articuleront autour des productions animales en palmipèdes, bovins et ovins ; l’abattage et la transformation avec la Quercynoise de Capel, Rhutènes viandes d’Unicor, ainsi que la distribution à destination des professionnels agricoles, comme du grand public. À la clé de cette fusion : la massification des volumes, un gain de poids sur l’aval, des économies de charges et de plus grandes capacités d’investissement pour accompagner la mutation des modèles agricoles. 

Lire aussi : Quels prix des bovins aux enchères de Capel Bovidoc

Innover et créer de la valeur sur les territoires

« En musclant nos filières, en additionnant nos compétences, en créant des synergies, nous allons chercher de la performance et de la valeur pour les exploitations agricoles. C’est la capacité de l’agriculture de notre territoire à se projeter sur les prochaines décennies, à se transformer et à innover qui se joue ici », estime Jean-Claude Virenque. Sans perdre ni l’ancrage au territoire, ni le lien de proximité : l’agriculteur gardera son technicien-commercial, son chauffeur qui vient lui livrer son aliment ou collecter ses animaux, …

Lire aussi : Capel-Bovidoc croit à la jeunesse et à l’herbe 

Les interlocuteurs resteront les mêmes. « La proximité est au cœur de l’organisation de la nouvelle coopérative », souligne Christophe Canal. Le mariage des différentes filiales prendra plusieurs mois d’un point de vue opérationnel et économique mais déjà, deux axes d’action seront priorisés : l’innovation pour mieux répondre aux besoins des adhérents et le développement du volet agroalimentaire pour créer de la valeur ajoutée.

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