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Emballage : prix du verre et de l’aluminium élevés pénalisent conserves et boissons

Pour les fabricants de conserves alimentaires, la hausse des prix du verre et de l’aluminium pèse lourd sur les charges. Le secteur des boissons est aussi particulièrement concerné.

© Helinton Fantin

Bocaux en verre ou boîte de conserve en aluminium, le constat est le même quel que soit le conditionnement, les coûts de l’emballage ne cessent de progresser, le prix du contenant peut même parfois dépasser celui du contenu !

Les prix de l'aluminium ont baissés mais toujours hauts

Les cours de l’aluminium, élevés depuis un an en lien avec le redémarrage post-Covid, ont connu une telle flambée et une telle spéculation en mars dans le sillage de la guerre en Ukraine que la cotation du métal avait été interrompue sur le LME. A 2 931 $/tonne la semaine dernière, la cotation de l’aluminium a perdu plus de 35 % depuis son pic du 7 mars mais reste 24 % au-dessus de son niveau déjà ferme d’il y a un an. La demande est très forte, comme l’indiquent les stocks du LME à seulement 500 000 tonnes, un plus bas en plus de 15 ans, mais cette hausse des prix se fait sur des bases incertaines. En effet, la Chine est toujours dans la tourmente Omicron et si la situation s’améliore à Shangaï elle se dégrade à Pékin. La tenue de la demande du premier utilisateur mondial est donc difficile à prédire.

En verre, des goulots d’étranglement

Les prix du verre avaient déjà augmenté en 2021, quand l’activité revenait à la normale et que la demande s’animait après des mois d’atonie liés aux confinements. Or il faut plusieurs jours pour rallumer un four verrier. Depuis le début de la guerre en Ukraine, c’est la flambée du prix du gaz qui dirige la hausse des coûts. Comme l’industrie du verre est très énergivore, elle subit de plein fouet cette hausse. Comme les industriels recentrent leurs fabrications sur des produits de masse, certains opérateurs avec des besoins plus spécifiques rencontrent aussi des délais de livraison importants voire des ruptures.  A noter que la France importe une partie des emballages en verre qu’elle utilise, dont certains en provenance d’Ukraine. Les hausses de prix sont, sur un an, de +10 % à +100 % selon le type d’emballage en verre.

Un impact très net sur les boissons

Conditionnés en bouteille en verre ou en canettes aluminium, les boissons (vin, bière, cidre…) sont frappées de plein fouet par cette hausse des prix. Comme le plastique n’est pas non plus épargné, la tension est nette pour ce secteur.

 

 

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