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Commerce extérieur : pourquoi le solde de l’agroalimentaire atteint un plus bas historique

Les chiffres 2024 du commerce extérieur de la France, sont, pour l’agriculture et l’agroalimentaire, très mauvais au regard des années précédentes. En cause, la baisse de nos exportations d’alcools et de céréales et la flambée de nos achats de cacao et café. 

bateau porte conteneur à quai
Le commerce extérieur de la France avec les pays tiers reste excédentaire pour l'agroalimentaire mais le solde s'est dégradé
© Virginie Pinson

En France, l’agroalimentaire est le troisième secteur avec un excédent sur le plan du commerce extérieur, derrière l’aéronautique et spatial (28,7 milliards d’euros), les parfums et cosmétiques (17,3 milliards d’euros). Mais avec seulement 4,9 milliards d’euros en 2024, l’agroalimentaire recule de 1,6 milliard d’euros et affiche son plus faible excédent « depuis les années 80 » pointe Agreste.  

 

 

Baisse des exportations de céréales et alcools

Les exportations françaises de céréales ont marqué le pas l’an dernier, chutant de 13 % en valeur avec un solde à 6,204 milliards. Celles des eaux de vie et alcools ont plongé de 6,8 % avec un solde à 3,462 milliards d’euros. Les envois ont notamment pâti de la guerre commerciale avec la Chine qui taxe le cognac. 

Seuls deux secteurs excédentaires sont en croissance, les produits laitiers (+2,612 milliards d’euros, solde en hausse de 2,6 % sur un an) et les produits des céréales (1 milliard, +17 %). 

Les échanges avec l’UE de plus en plus déficitaires…

Le solde commercial de la France avec les pays de l’Union européenne était encore positif, pour l’agroalimentaire et les produits agricoles, jusqu’en 2014. Depuis, la balance est dans le rouge. Le déficit atteint 2,499 milliards d’euros en 2024, moindre que les 2,639 milliards de 2023, mais un des pires de la décennie.  

… et ceux avec les pays tiers moins bien orientés

La balance commerciale reste positive avec les pays tiers, l’excédent atteint 7,393 milliards d’euros, mais c’est 19 % de moins qu’en 2023 et un plus bas sur la décennie écoulée. Le commerce s’est dégradé avec l’Asie et encore plus fortement avec l’Afrique, notamment à cause de l’envolée des prix du cacao et de ceux du café. Mais les échanges se sont améliorés avec l’Amérique centrale et du Nord comme avec le Proche et Moyen-Orient.

 

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