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Comment Pâtes fraîches Provence Côte d’Azur se réinvente

Après un passé récent chaotique, la société Pâtes fraîches Provence Côte d’Azur retrouve des couleurs et des projets. Au programme : une gamme bio et un agrandissement, soutenus par le plan de Relance. Témoignage du nouveau propriétaire Mathias Ruger.

La marque A Capella est dédiée aux produits conventionnels, tandis qu'une nouvelle marque est en cours de dépôt pour les produits biologiques.  © PFPCA
La marque A Capella est dédiée aux produits conventionnels, tandis qu'une nouvelle marque est en cours de dépôt pour les produits biologiques.
© PFPCA

Sauvée in extremis en 2015 d’un dépôt de bilan, la société Pâtes fraîches Provence Côte d’Azur renaît pas à pas dans les mains de son nouveau propriétaire, Mathias Ruger. Ancien dirigeant de Newsol et d’Agroazur, ce dernier a repris les rênes de l’entreprise en 2018. Elle perdait alors 400 000 euros et un nouveau dépôt de bilan guettait. À son arrivée, Mathias Ruger réorganise l’entreprise qui « n’était pas du tout structurée », selon lui, et remet en place les fondamentaux autour de la qualité des produits. « Avec les difficultés que connaissait l’entreprise, la qualité a parfois été rognée, les installations n’étaient pas bien entretenues, il a fallu refaire ce travail », confie Mathias Ruger.

La mise en place de filière avec des référencements de producteurs locaux a été l’une de ses priorités. Sous sa marque conventionnelle A Capella, ce sont des pâtes, pâtes farcies, des sauces et des spécialités niçoises qui sont distribuées dans trois départements du sud-est de la France (Bouches-du-Rhône, Var et Alpes-Maritimes).

Investissement dans un nouvel outil

Pour développer sa distribution dans l’Hexagone, Mathias Ruger investit dans une ligne à pasteurisation légère, afin d’étendre ses durées limite de consommation. Il profite également de l’occasion pour se lancer dans le bio. « Nos produits sont ultrafrais, donc nous ne pouvons pas aller plus loin. Avec ce nouveau process, nous allons étendre nos DLC et conquérir de nouveaux territoires », explique le dirigeant. Attendu pour la fin du premier semestre 2021, ce projet va permettre à l’entreprise « de pérenniser son activité, et de travailler avec des stocks et non plus en flux tendu », précise-t-il.

Le bio deviendra à terme majoritaire dans nos volumes

Pâtes fraîches Côtes d’Azur est en train d’agrandir de 40 % la surface actuelle de son usine, installée à Vallauris (Alpes-Maritimes), pour atteindre 1 200 m2. Ces travaux finis, une nouvelle ligne sera installée afin de réaliser cette gamme pasteurisée biologique. Un nom de marque est en train d’être déposé. « Nous souhaitons faire cohabiter nos deux marques, mais je pense que le bio deviendra à terme majoritaire dans nos volumes. Il y a un vrai marché à saisir », estime Mathias Ruger.

Soutien maximal du plan de relance

Tous ces projets ont bien failli être contrecarrés par la Covid-19. Grâce au soutien du plan de relance, obtenu en décembre dernier, le dirigeant peut financer ce qu’il avait prévu et même au-delà. « Le premier trimestre 2020, nous avons réalisé une croissance de 15 %. On était bien partis, et puis le confinement est arrivé. Nous avons eu trois mois très difficiles avec une baisse de chiffre d’affaires qui a été positif néanmoins sur l’ensemble de l’année, mais pas autant que ce que nous avions budgété. C’est pour ça que j’ai déposé un dossier en septembre dernier pour obtenir l’aide du plan de relance. Nous avons obtenu le taux maximal et cela va nous permettre d’aller au-delà de notre projet », conclut-il.

Objectif : doubler le chiffre d’affaires d’ici à 2025

Si le nouveau dirigeant de Pâtes fraîches Provence Côte d’Azur n’aime pas beaucoup parler des chiffres de son entreprise, il assure toutefois vouloir doubler l’activité de son entreprise d’ici à 2025. L’entreprise, qui perdait de l’argent à son arrivée, est désormais bénéficiaire. « On vient de payer les impôts sur les sociétés », se réjouit Mathias Ruger ; 80 % de ses ventes sont réalisées en grande distribution et les 20 % restants auprès des épiceries fines, de la restauration collective, des grossistes. Cette partie a été relativement affectée en 2020, ce qui ne l’empêche pas de finir l’année dans le vert avec une croissance de son chiffre d’affaires. Les projets de l’entreprise vont également lui permettre de créer au moins cinq emplois à terme.

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