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Comment le Tarn-et-Garonne veut-il garder son abattoir ?

La Chambre d’agriculture du Tarn-et-Garonne se mobilise et propose une solution de reprise pour l’abattoir du Bas-Quercy situé à Montauban, en dépôt de bilan.

L'abattoir du Bas-Quercy a Montauban
L'abattoir du Bas-Quercy à Montauban a de nouveau déposé le bilan
© Google Maps

Le 4 juillet, l’abattoir multi-espèce du Bas-Quercy situé à Montauban a déposé le bilan pour la troisième fois. « La structure s’est vue fortement fragilisée par le départ d’acheteurs dont le groupe Bigard et la faillite de la société Arcadie (qui s’était engagée dans un contrat pour 500 tonnes par an) » explique la chambre d’agriculture du département, qui précise aussi que la structure a souffert de l’envolée des prix de l’électricité et d’un manque de tonnage (3 000 t en moyenne annuelle, contre un seuil de rentabilité à 4 000 t). Or c’est le dernier d’un territoire qui compte 1 000 éleveurs.

Lire aussi : Viande : pourquoi les prix des coproduits chutent, ce qui met les abattoirs en péril

Une reprise sous forme de Société coopérative d’intérêts collectifs

La Chambre d’agriculture du Tarn-et-Garonne, avec l’appui du Conseil départemental, s’est mobilisée pour trouver une solution. Le projet, qui comprend un financement de 470 000 euros, nécessaires pour moderniser la chaîne d’abattage porcin et mettre aux normes la bouverie, prend la forme d’une SCIC (Société coopérative d’intérêts collectifs). Il sera déposé au tribunal de commerce demain, le 13 octobre pour une réponse attendue le 20 octobre. 

Qui seraient les actionnaires de SCIC de l’abattoir du Bas-Quercy

  • le Conseil départemental, 
  • toutes les communautés de communes du Tarn-et-Garonne, 
  • les abatteurs (Ferme de Cambes, Viandes Occitanes, abattoir des Tuileries, Fédération départementale des chasseurs, Cooporc, Elvea, Sazy, Mourgues, Boucherie de l’Abattoir, Delpech), 
  • la Chambre d’agriculture du Tarn-et-Garonne, 
  • la FDSEA, 
  • Jeunes agriculteurs, 
  • CIAM, 
  • Bleu Blanc Coeur 
  • GDS (ALMA). 

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