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Cité gourmande croît plus vite que prévu

Avec deux ans d'avance sur le planning initial, le fabricant de recettes surgelées à base de pommes de terre ou de légumes cuisinés appartenant au groupe Le Duff agrandit son usine de 500 m2 à  8 500 m2.

Spécialiste des recettes surgelées à base de pommes de terre ou de légumes cuisinés, Cité gourmande réalise des travaux d’agrandissement de son site d’Agen. « Huit à neuf millions d’euros sont investis dans une extension de 500 m2 qui sera livrée en octobre », confie Fabrice Taillefer, directeur général de la PME Cité gourmande (38,4 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2019, dont 9,5 millions d’euros à marques nationales), appartenant au groupe Le Duff depuis 2011. Cet investissement, prévu au départ pour 2022, devrait permettre à l’industriel d’accroître sa capacité de production entre 18 000 et 20 000 tonnes. « On a investi fortement déjà en 2016-2017, mais l’entreprise croît plus vite que prévu », se félicite le dirigeant. L’an dernier, Cité gourmande a enregistré une croissance de 26 %, poursuivant sur le même rythme au premier trimestre 2020. Et ce, malgré la pandémie de coronavirus.

45 millions d’euros de chiffre d’affaires d’ici à fin 2020

La PME a vu son activité RHD (qui pèse 15 % de ses ventes) freinée, mais, en parallèle, ses ventes en grande distribution ont été dopées par le surstockage des surgelés par les consommateurs. « Nous avons été proactifs au moment du confinement en nous désengageant de marchés nécessitant un afflux de mains-d’œuvre, souvent des produits à façon, et en rendant prioritaires certaines lignes », précise Fabrice Taillefer. D’ici à fin 2020, Cité gourmande prévoit de réaliser 45 millions d’euros de chiffre d’affaires et annonce le lancement de nouveaux produits pour mars 2021.

Pour l’heure, l’exportation, développée voilà trois ans et représentant 15 % des ventes de l’entreprise l’an dernier, est un peu en attente, mais cela « reste un relais de croissance » qui devrait « repartir en 2022 », selon lui. L’entreprise est déjà présente aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne, via Rewe, ou encore en Asie, via Costco.

Nous ne sommes pas un patatier standard

En attendant, Cité gourmande développe son offre issue d’un approvisionnement quasi exclusivement français. « On travaille une partie de nos achats en pommes de terre avec des organisations de producteurs reconnues sous contrats à quatre ans, explique Fabrice Taillefer, en bio nous travaillons en partenariat avec une coopérative adhérente de Biocoop. »

Cité gourmande transforme plus de cinquante variétés de pommes de terre en conventionnel. « Nous ne sommes pas un patatier standard », fait remarquer le directeur général de Cité gourmande.

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