Boissons À Cidrexpo, le cidre s’expose malgré le coronavirus

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Le salon aura finalement lieu en ligne jusqu'en décembre.
A cause de la pandémie, les ventes de cidre ont baissé de 10 % en 2020. Crédits : © Cidrexpo

La filière cidricole a été durement frappée par la fermeture des restaurants, mais compte bien faire savoir qu’elle innove et propose un produit au goût du jour.

La restauration hors domicile représente environ 40 % des volumes de cidre commercialisés en France, selon l’Union nationale interprofessionnelle cidricole (Unicid). La pandémie de coronavirus a donc eu un effet très négatif sur la filière. Les ventes en volume auraient baissé de 10 % en 2020, estime l’Unicid, alors qu’elles avaient réussi à progresser de 3,3 % en 2019, après plusieurs années de baisse. Le virus a aussi touché la seconde édition de Cidrexpo, le salon international des cidres, tout d’abord repoussé puis finalement organisé en ligne. La plateforme qui héberge l’évènement est disponible jusqu’à fin décembre. Deux cent quarante jours pour permettre aux opérateurs de l’aval de rencontrer virtuellement leurs fournisseurs et de tisser leur réseau.

Un produit traditionnel qui innove

Le salon connecté est une belle vitrine pour l’innovation, avec des master classe de dégustation que l’on peut suivre en ayant préalablement commandé sa box découverte en ligne. Il héberge aussi plusieurs conférences qui sont autant d’occasions de découvrir ce marché. Car le cidre a tout pour plaire au consommateur moderne. C’est un produit local, de terroir. Peu alcoolisé, il est aussi vegan, sans gluten et de plus en plus bio. Près de 10 % de la production est labellisé AB. «​Les pratiques agricoles de la cidriculture sont des vrais atouts pour la biodiversité. Nous travaillons avec la LPO, souvent étonnée dans nos vergers », explique Jean-Louis Benassi, directeur de l’Unicid.

Le produit a besoin d’être mis en lumière. «​Les bières artisanales ont réussi à se développer dans les linéaires de la grande distribution, grâce à leur diversité, il est temps de faire comprendre que les cidres aussi sont très variés », estime Jean-Louis Benassi. Le cidre innove, à l’instar de la brasserie il y a quelques années dans le monde. Ces nouvelles tendances sont par exemple incarnées par Sassy qui propose des bouteilles en petit format, en séries limitées et dans des lieux branchés. Pierre-Emmanuel Racine Jourdren, son fondateur, décrypte : « Il fallait sortir de la vision étriquée, des crêperies traditionnelles, rencontrer de nouveaux clients. » Une nécessité, car la clientèle traditionnelle, âgée, qui consomme le cidre au cours des repas, disparaît.

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S’afficher à sa vraie valeur

Pour Claire-Sophie Haas, directrice marketing innovation et RSE du groupe Eclor (Écusson, Loïc Raison…), le cidre doit absolument se revaloriser. Son prix doit être le reflet de la qualité de la bouteille ; c’est d’ailleurs cette meilleure valorisation qui pourra convaincre les chefs de rayon de lui consacrer davantage de place. Pour que les consommateurs soient justement convaincus de cette qualité, les prescripteurs de la restauration et des bars sont essentiels, ils conseillent le client, lui font aussi découvrir de nouvelles façons de consommer, comme les cocktails.

Amener le client au produit est essentiel pour la filière qui ne peut pas s’adapter aux changements de goût incessants, comme l’illustre Damien Lemasson, producteur : « un jeune pommier entre en production au bout de neuf à douze ans, un poirier au bout d’un siècle est juste adulte ! »

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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