Aller au contenu principal

Cédric Mandin, secrétaire général de la Fédération nationale bovine (FNB) : « Avec le tunnel de prix, il ne faut rien s’interdire »

Cédric Mandin, secrétaire général de la Fédération nationale bovine (FNB).
Cédric Mandin, secrétaire général de la Fédération nationale bovine (FNB).
© Cédric Mandin

Les Marchés Hebdo : Le décret sur le tunnel de prix va-t-il permettre aux éleveurs et aux organisations de producteurs d’aller chercher de la valeur, comme la filière le souhaite depuis quelques années ?

Cédric Mandin : Aucune règle ne définit ce tunnel de prix à ce jour, il va falloir que les acteurs aillent demander le prix minimum le plus élevé possible, rien ne les empêche, cela va faire partie du jeu des négociations. Il va falloir s’appuyer sur les indicateurs de coûts de production calculés par l’interprofession. Mais en plus de prendre soin d'imposer un prix minimum suffisant, les débats devront aussi porter sur le prix maximum. Celui-là devra aussi être suffisamment élevé pour qu’éleveurs et organisations de producteurs puissent faire face à cette inflation sur les prix de l’alimentation animale. On ne sait pas jusqu’où ça ira aujourd’hui. Il ne faut donc rien s’interdire avec le tunnel de prix.

LMH : Quelles valeurs pourraient atteindre les bornes du tunnel de prix ?

C. M.<0x2009>]]>: Elles n’ont pour l’instant pas encore été discutées, les débats vont très bientôt commencer. Toutes les familles du secteur vont devoir s’accorder. Aujourd’hui, on est encore dans une phase où certains critiquent l’obligation de contractualiser, alors qu’elle n’est que l’application de la loi visant à protéger la rémunération des agriculteurs.

Les plus lus

représenant de l'UE et du mercosur
Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs

Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont…

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

des conteneurs peints au couleurs du drapeau brésilien sur un quai d'un port de commerce.
Le point sur la "polémique" Hénaff et Terrena : la France importe-t-elle déjà massivement du bœuf et du poulet brésilien ?

C’est la question qui peut se poser après deux faits divers mettant en scène Henaff et Galliance (Terrena). Mais les…

porc en élevage bio
Porc bio : « Désormais, il n'y a presque plus de déclassement de porc bio »

Le marché français du porc bio semble atteindre un point bas de baisse de consommation en France, après des années de forte…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio