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Cédric Mandin, secrétaire général de la Fédération nationale bovine (FNB) : « Avec le tunnel de prix, il ne faut rien s’interdire »

Cédric Mandin, secrétaire général de la Fédération nationale bovine (FNB).
Cédric Mandin, secrétaire général de la Fédération nationale bovine (FNB).
© Cédric Mandin

Les Marchés Hebdo : Le décret sur le tunnel de prix va-t-il permettre aux éleveurs et aux organisations de producteurs d’aller chercher de la valeur, comme la filière le souhaite depuis quelques années ?

Cédric Mandin : Aucune règle ne définit ce tunnel de prix à ce jour, il va falloir que les acteurs aillent demander le prix minimum le plus élevé possible, rien ne les empêche, cela va faire partie du jeu des négociations. Il va falloir s’appuyer sur les indicateurs de coûts de production calculés par l’interprofession. Mais en plus de prendre soin d'imposer un prix minimum suffisant, les débats devront aussi porter sur le prix maximum. Celui-là devra aussi être suffisamment élevé pour qu’éleveurs et organisations de producteurs puissent faire face à cette inflation sur les prix de l’alimentation animale. On ne sait pas jusqu’où ça ira aujourd’hui. Il ne faut donc rien s’interdire avec le tunnel de prix.

LMH : Quelles valeurs pourraient atteindre les bornes du tunnel de prix ?

C. M.<0x2009>]]>: Elles n’ont pour l’instant pas encore été discutées, les débats vont très bientôt commencer. Toutes les familles du secteur vont devoir s’accorder. Aujourd’hui, on est encore dans une phase où certains critiquent l’obligation de contractualiser, alors qu’elle n’est que l’application de la loi visant à protéger la rémunération des agriculteurs.

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