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Café : malgré un record de production, les prix pourraient rester élevés en 2026

La production mondiale de café atteint un niveau inédit pour cette campagne 2025-2026, grâce aux récoltes exceptionnelles en Indonésie et en Éthiopie, indique le dernier rapport de l’USDA. Mais la forte demande , maintient les cours à des niveaux historiquement élevés.

le café en grain
La production de café devrait progresser en 2026 en Éthiopie et en Indonésie
© Pixabay, Alexas_Fotos

La production mondiale de café s’annonce inédite pour la campagne 2025-2026 selon l’USDA, qui l’estime à 178,8 millions de sacs, soit une hausse de 3,5 millions de sacs par rapport à l’année précédente. Cette progression repose principalement sur des niveaux de production records en Indonésie et en Éthiopie, qui compensent le recul observé au Brésil. A l’inverse, la production mondiale pour 2024-2025 a été révisée à la baisse de 900 000 à 175,3 millions par rapport à l’estimation de juin 2025.

L’Indonésie et l’Éthiopie, des moteurs de la croissance de l’offre mondiale de café

En Éthiopie, la production, majoritairement composée d’Arabica, est attendue en hausse de 500 000 sacs, pour atteindre un niveau record de 11,6 millions de sacs pour la campagne en cours. Les exportations de café en grains devraient progresser de 400 000 à 7,8 millions, soutenues par une offre accrue.

lire aussi : Café : les exportations africaines à la rescousse du marché européen ? 

En Indonésie, la production de Robusta pour la campagne 2025/26 est prévue en hausse de 1,7 million de sacs, à 11,0 millions de sacs, tandis que la production d’Arabica augmenterait légèrement à 1,5 million de sacs. Les exportations indonésiennes de café vert sont attendues en hausse de 1,7 million de sacs, à 7,8 millions, principalement à destination de l’Union européenne, des États-Unis et de l’Égypte.

Des échanges mondiaux de café en croissance 

Les exportations de café en grains devraient augmenter de 2,3 à 123,8 millions. Une croissance rendue possible par progression de la consommation mondiale, qui devrait atteindre un record de 173,9 millions de sacs durant cette campagne. Cette dynamique pourrait engendrer une cinquième année consécutive de baisse des stocks de fin de campagne estimé à 20,1 millions de sacs. Dans ce contexte de marché tendu, les prix du café, mesurés par l’indice composite mensuel de l’Organisation internationale du café (OIC), ont doublé, voir presque triplé depuis la campagne précédente.

Des cours historiquement haut pour le café en 2025

En 2025, les prix du café ont poursuivi leur envolée. L’indice composite I-CIP a atteint un pic en mars, avec un niveau estimé à 7,05 €/kg. En comparaison, en février 2024, le café s’échangeait autour de 3,7 €/kg, soit près de deux fois moins. Ce décembre, les cours se sont repliés pour s’établir en moyenne à 6,2 €/kg, un niveau néanmoins proche de celui observé en décembre 2024, équivalent à 6,05 €/kg.

Lire aussi : A 6,83 €/kg sur l’ICE, les prix du café à des plus hauts en 52 ans 

La baisse de rendements au Brésil pèse sur le prix du café

Le café Arabica, représentant près de 60 % de la production mondiale, reste le principal moteur de cette flambée des prix, tandis que le Brésil, avec 33 % de l’offre totale, demeure le premier producteur et exportateur mondial. Or le pays traverse actuellement de fortes difficultés de production à cause de la sècheresse. La récolte totale brésilienne est attendue en baisse de 2 à 63 millions de sacs. Quant à la production d’Arabica spécifiquement, le rendement pourrait baisser jusqu’à moins de 38 millions de sacs. La baisse des disponibilités devrait entraîner un recul des exportations de café en grains allant jusqu’à 37 millions de sacs.

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