Aller au contenu principal

Bonduelle veut ouvrir son capital à ses producteurs

Le spécialiste français des légumes, établi internationalement, propose une part de capital à ses fournisseurs français, après avoir conclu des accords de revalorisation.

Bonduelle soutient partiellement le revenu des producteurs de légumes et la transition agricole par ses revalorisations de prix. © N. Blandin
Bonduelle soutient partiellement le revenu des producteurs de légumes et la transition agricole par ses revalorisations de prix.
© N. Blandin

Le groupe Bonduelle a lancé les offres d’actions à ses partenaires agricoles, a annoncé le 26 février le directeur général Guillaume Debrosse, lors de la visioconférence de présentation des résultats financiers du premier semestre de l’exercice 2020-2021. Il réserve à ceux-ci jusqu’à 8 millions d’euros d’augmentation de capital, ce qui représente environ 1,2 % du capital d’avant l’augmentation. Les partenaires désignés sont les personnes morales et leurs associés (notamment les groupements et coopératives et leurs adhérents) ainsi que les personnes physiques.

La condition : apporter sa production depuis trois ans

La condition est qu’ils aient apporté déjà depuis trois ans leur production au groupe, comme l’a précisé le directeur général en mentionnant le fort taux (95 %) de renouvellement des contrats, ceci afin d’illustrer la grande fidélité au groupe des partenaires agricoles. La gérance de Bonduelle souhaite aussi que les porteurs de parts agricoles conservent celles-ci au moins trois ans. Les fournisseurs concernés sont situés dans le Nord et le Sud-Ouest.

Revenu à l’hectare et transition agricole

Le groupe fait cette offre en capital après avoir conclu des accords de revalorisation des prix pour la prochaine récolte : un avec Euralis et un renouvellement d’un accord avec les groupements des Hauts-de-France. Questionné sur la finalité de ces revalorisations des achats, le dirigeant a dit qu’elles visaient « à 50 % le revenu à l’hectare et à 50 % la transition agricole ». Grégory Sanson, directeur adjoint finance et développement du groupe Bonduelle, a démontré de son côté la résilience de la rentabilité du groupe, alors que celui-ci a souffert au premier semestre de la crise sanitaire liée au coronavirus et de la perte de valeur de la plupart des monnaies influentes par rapport à l’euro. L’activité frais d’Amérique du Nord est notablement pénalisée par des difficultés de recrutement face aux opérateurs du e-commerce, des calamités agricoles et un fort absentéisme dû à la Covid-19. Avec un taux de 3,9 % de marge opérationnelle courante sur chiffre d’affaires pour le semestre, Bonduelle prévoit prudemment 3,6 % à 3,8 % à change et périmètre constants pour l’exercice.

Lire aussi : « Bonduelle reprend-france-champignon-et-ouvre-son-capital-ses-partenaires-agricoles »

Les plus lus

représenant de l'UE et du mercosur
Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs

Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont…

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

des conteneurs peints au couleurs du drapeau brésilien sur un quai d'un port de commerce.
Le point sur la "polémique" Hénaff et Terrena : la France importe-t-elle déjà massivement du bœuf et du poulet brésilien ?

C’est la question qui peut se poser après deux faits divers mettant en scène Henaff et Galliance (Terrena). Mais les…

porc en élevage bio
Porc bio : « Désormais, il n'y a presque plus de déclassement de porc bio »

Le marché français du porc bio semble atteindre un point bas de baisse de consommation en France, après des années de forte…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio