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Blé tendre : moins de 90 millions de tonnes en Russie ?

Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ? Les journalistes de la Dépêche-Le petit Meunier vous expliquent les dernières variations des cotations du blé et du maïs.

un graphique avec une courbe à la hausse, sur fond de grains de blé
Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ?
© Généré par l'IA

Les prix du blé tendre, de l’orge fourragère, du maïs et du blé dur ont progressé sur le marché physique français entre le 13 et le 20 mai. 

La Russie fait monter les prix du blé tendre

Les prix du blé tendre français ont flambé entre le 13 et le 20 mai, dans le sillage du CBOT, compte tenu de la situation climatique en Russie. Divers analystes privés ont rogné leurs prévisions de production 2024, en raison du gel et du manque d’eau. La plupart d’entre eux l’évaluent sous la barre des 90 millions de tonnes. Mais la confusion règne entre ceux qui considèrent dans les chiffres russes les régions occupées de l’est de l’Ukraine et ceux qui ne les intègrent pas. En France, les conditions de culture du blé tendre se sont stabilisées durant la semaine se terminant le 13 mai, à 64 % (contre 93 % en 2023 à pareille époque), selon le rapport hebdomadaire Céré’Obs.

Lire aussi : Météo en Russie : faut-il vraiment s’inquiéter des effets du gel sur le blé tendre ?

Les prix du blé dur suivent

Les prix du blé dur sur le marché physique français ont progressé entre le 13 et le 20 mai, suivant le blé tendre mais dans une moindre mesure. En effet, les échanges sont assez réduits. Les vendeurs sont très discrets.  En France, les conditions de culture du blé dur ont gagné un point durant la semaine se terminant le 13 mai, à 66 % (contre 87 % en 2023 à pareille époque), selon Céré’Obs. 

Les prix du maïs montent, effet des inondations au Brésil 

Les prix du maïs sur le marché physique français ont progressé entre le 13 et le 20 mai, dans le sillage des contrats maïs sur les marchés à terme Euronext et CBOT. Cette nette augmentation des cours s’explique par les inondations au Brésil, faisant craindre un recul de la production 2024. Sur le marché physique français, les primes évoluent assez peu. Par ailleurs, la qualité ukrainienne ne serait pas forcément toujours optimale, avec des soucis de grains cassés, profitant à l’origine hexagonale. En France, les semis maïs ont de fait bien avancés durant la semaine se terminant le 13 mai, passant de 54 % à 72 % de la sole attendue (contre 85 % en 2023 à date), selon le rapport Céré’Obs. 

Lire aussi : Inondations au Brésil : quel impact sur l’agriculture du géant mondial ?

Les cours de l'orge montent mais les primes portuaires décrochent

Les prix de l’orge de mouture sur le marché physique français ont augmenté entre le 13 et le 20 mai, suivant la hausse des cours du blé tendre. Néanmoins, les primes portuaires ont fortement décroché, passant, sur la période juillet-septembre, de -19/-20 fin avril à -36 au 15 mai. La raison est simple : une absence totale de demande à l’export. En France, les conditions de culture de l’orge d’hiver se sont stabilisées durant la semaine se terminant le 13 mai, à 66 % (contre 90 % en 2023 à pareille époque), selon Céré’Obs.

Lire aussi : Hausse des surfaces prévues en maïs, stabilité en tournesol, conditions de culture contrastées en céréales d’hiver

Cet article a été écrit par les journalistes spécialisés de La Dépêche-Le petit Meunier, qui accompagne depuis 1938 les opérateurs du commerce des grains. 

Rédaction Réussir

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