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Bilan 2017 en agneau : le grand écart

À l’heure du bilan de l’année, les opérateurs qui travaillent la viande ovine dressent un tableau contrasté. Jusqu’à Pâques, les cours des agneaux français étaient bas, du fait des sorties massives dans le bassin aveyronnais. En moyenne au premier trimestre, le prix moyen pondéré (PMP) se situait 8,9 % sous son niveau de 2017. Certains industriels ont saisi cette occasion pour aborder de nouveaux marchés, la restauration commerciale, les produits élaborés ou même l’export. Les disponibilités ont ensuite nettement diminué et les prix se sont relevés. En moyenne sur juin, juillet et août, le PMP dépassait de 8 % son niveau de l’an dernier. Cette inversion de tendance par rapport au début de l’année a fermé les portes des nouveaux débouchés aux industriels. Par ailleurs, les agneaux sous signe de qualité ont manqué à la rentrée, et la situation semble seulement commencer à se détendre. Sur les dix premiers mois de l’année par rapport à 2016, les abattages d’agneaux ont reculé de 2,7 %, selon Agreste.

L’impasse des coproduits

Face à la concurrence d’outre-Manche, compétitive, la question de la revalorisation a été difficile pour les abattoirs et les marges se sont resserrées. D’autant plus que les peaux ne s’avèrent plus être un revenu complémentaire. « En 2013 et 2014, une peau d’agneau se vendait 13 € à 15 €. C’est à peine 3,50 € cette année », explique Pierrick Lepoureau, de Sovileg. La Chine n’est plus aux achats depuis que de nombreuses tanneries ont dû fermer, faute de conformité aux normes environnementales.

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