Avenia passe des insectes aux protéines végétales

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La gamme Avenia compte aujourd’hui cinq références, trois burgers végétaux et deux galettes sans soja, sans lait ni blé. Crédits : © T. G.
Jacky Petiz, fondateur d'Insectéine. Crédits : © Ville de Nantes

Convaincu que les insectes sont une réponse aux problématiques de pénurie alimentaire mises en lumière par la FAO, Jacky Petiz a créé début 2016 sa société Insectéine à Rezé (44). Mais un arrêté administratif l’a empêché de commercialiser ses biscuits et préparations à base de farine d’insectes pour sportifs et seniors. Travaillant à l’époque sur l’élaboration de burgers intégrant des insectes, il s’est recentré sur les protéines végétales et des produits bios en essayant de concilier « la recherche de goût, le manger moins et le manger mieux ».

Ancien cuisinier, il a élaboré avec un chef plusieurs recettes mêlant céréales et légumineuses. La gamme Avenia compte aujourd’hui cinq références, trois burgers végétaux et deux galettes sans soja, sans lait ni blé. « On apporte une variété en mélangeant céréales et légumineuses, en associant des saveurs. Côté texture, on s’apparente plus à des flans de légumes », décrit Jacky Petiz.

Le Cuisinier comme partenaire

La gamme est produite de façon artisanale par un partenaire traiteur, Le Cuisinier à Gétigné, avec lesquels Avenia mutualise une partie des fournisseurs et de la logistique. Jacky Petiz travaille en majorité des matières premières locales. 90 % de ses légumineuses proviennent de GAEC vendéens, son quinoa bio de Vendée également, son chou-fleur frais de Bretagne… Les produits Avenia, d’une DLC de 4 semaines, se retrouvent dans la partie traiteur d’une cinquantaine de magasins bios, « le rayon en plus forte croissance », relève Jacky Petiz.

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L’enjeu pour Avenia consiste à élargir la gamme

La commercialisation a démarré dans quelques magasins bios de Loire-Atlantique, puis a gagné les départements voisins dans les principales enseignes spécialisées et la région parisienne via un grossiste. Un référencement national à Biocoop pourrait être conclu début 2019. « L’enjeu pour Avenia consiste à élargir la gamme pour avoir un chiffre d’affaires par magasin plus important et ainsi réduire les coûts de livraison par produit », note Jacky Petiz. Lequel n’a pas abandonné les insectes. Il participera à la rentrée à un programme de recherche sur trois ans sur les usages des insectes dans l’alimentation. Labellisé Valorial, ce programme rassemblera Oniris, l’Inra, Eurofins et trois autres acteurs régionaux de la filière.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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