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Céréales
Appréciation du blé tendre et de l’orge fourragère

Les cotations des céréales à paille nationales sont portées par la bonne dynamique à l’exportation. Le maïs pâtit des incertitudes quant à la réalisation des engagements commerciaux chinois.

Evolution des cours des principales céréales

Période du 4 au 11 février. Les prix du blé tendre sur le marché physique français ont progressé sur la semaine, dans le sillage d’Euronext. En orge fourragère, la tendance est également haussière, le marché international étant toujours très porteur pour les deux céréales à paille. À Chicago, les cours du blé ont régressé, en raison notamment du net renchérissement du dollar face à l’euro, limitant la compétitivité des marchandises états-uniennes sur le marché mondial.

Les prix du maïs sur les places hexagonales ont perdu du terrain, à l’image de son contrat sur Euronext. En revanche, le contrat maïs sur le CBOT a renchéri. Et ce, dans un contexte où les opérateurs craignent que l’épidémie de coronavirus n’entrave les importations chinoises, notamment d’origine états-unienne malgré la signature de l’accord commercial entre les deux pays. La Chine ne cesse pourtant de répéter qu’elle respectera ses engagements malgré l’expansion de l’épidémie de coronavirus dans le pays, et au-delà de ses frontières.

Dans l’attente du rapport USDA

Concernant les fondamentaux, la production mondiale est revue en repli par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans son rapport du 6 février, tombant à 763,3 millions de tonnes (Mt), contre 766,4 Mt le 5 décembre, en raison également d’une révision à la baisse de la production russe. Les stocks passent, sur la même période, de 278,2 Mt à 274,3 Mt. En Australie, un rapport du département états-unien à l’Agriculture (USDA) a annoncé que la production et les exportations de grains australiens pourraient atteindre leur plus bas niveau depuis dix ans, en raison de sécheresses et diverses intempéries récurrentes depuis de nombreuses années.

La production de blé pour 2019-2020, par exemple, atteindrait 15 Mt, soit 2,3 Mt de moins que la campagne précédente et le plus faible niveau depuis 2007-2008. Les opérateurs étaient, par ailleurs, dans l’attente des chiffres du rapport USDA, paru le 11 février au soir, sur l’offre et la demande mondiales en matières premières agricoles. Pour mémoire, le précédent document avait relevé les prévisions de production de maïs, mais abaissé ses stocks de fin de campagne. Et les estimations en semis de blé d’hiver avaient été revues en hausse par rapport à la saison d’avant. Par ailleurs, au vu du ralentissement des exportations russes de blé, mais également de maïs et d’orge, l’USDA pourrait rogner les chiffres à l’exportation de la Russie. En revanche, ceux de l’Ukraine et du Kazakhstan ne devraient pas évoluer.

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