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Agneau : offre large, demande calme

Le marché de l’agneau n’échappe pas à la traditionnelle chute des cours du début d’année, dans un contexte de disponibilités abondantes.

À 6,16 €/kg début janvier, le prix moyen pondéré des agneaux français s’affichait près de 4 % sous son niveau de la même période de 2016. L’année a commencé sous pression, notamment car les stocks de viandes étaient plus pesants que d’habitude. Selon plusieurs opérateurs, les ventes liées aux fêtes de fin d’année ont été décevantes. Par la suite, les nombreuses foires à la viande mettant en avant le porc mais aussi le bœuf ont éclipsé l’agneau dans les rayons. Par ailleurs, les achats des ménages manquent de manière chronique de dynamisme, affichant une baisse de 4,4 % en cumul sur les onze premiers mois de 2016 par rapport à 2015, selon FranceAgriMer-Kantar Worldpanel.

Pression concurrentielle

L’offre est actuellement très large. Les sorties d’agneaux de race lacaune sont abondantes à cette période de l’année, tout comme la production du Sud-Est. La concurrence étrangère pèse aussi sur le commerce. Ainsi, l’agneau britannique, jugé « d’un très bon rapport qualité prix » par les professionnels, est très compétitif sur le marché français grâce à la faiblesse de la livre. Par rapport à janvier 2016, le cours de l’agneau lourd outre-Manche a ainsi diminué de 0,8 % en livre sterling, mais de 14 % en euro.

La filière a entrepris des animations au sein de la grande distribution afin de mettre en avant l’origine France, fluidifier le commerce et limiter l’érosion tarifaire. Néanmoins, aucune nette amélioration n’est attendue d’ici à mi-mars, quand les préparatifs de Pâques, le 16 avril cette année, réveilleront la demande.

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