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Commerce international
Agneau : l’origine Nouvelle-Zélande moins présente en France

Les importations françaises de viande d’agneau néo-zélandais ne cessent de reculer. L’Océanie s’est installée sur de nouveaux marchés, et la France a trouvé d’autres fournisseurs, plus proches.

Evolution des exportations néo-zélandaises de viande d'agneau

Sur les sept premiers mois de 2016, la Nouvelle-Zélande avait expédié 10 600 tonnes équivalent carcasse (tec) de viande ovine en France. Cinq ans plus tard, sur la même période de 2021, ce ne sont plus que 5 600 tec : les volumes ont donc été presque divisés par deux sur la période. En cause, le recul des disponibilités en Nouvelle-Zélande, et surtout le recentrage du pays sur de nouveaux marchés : Chine, Moyen-Orient et, dans une moindre mesure, États-Unis.

La Chine domine

Sur les onze premiers mois de la campagne 2020-2021 (qui a débuté en octobre 2020), la Chine a été la destination de plus de la moitié des volumes de viande d’agneau exportés par la Nouvelle-Zélande (52 %) et a représenté 43 % du chiffre d’affaires. À comparer avec les 46 % des volumes et 34 % de la valeur de la campagne précédente, selon Beef + Lamb. Les envois sont principalement constitués de poitrine, mais les exportations de carcasses, encore réduites, progressent fortement. Celles vers les États-Unis restent modérées (9 % des volumes), mais augmentent vivement alors que la consommation de viande ovine s’y développe, les immigrants amenant leurs habitudes alimentaires. Les envois vers l’Union européenne et le Royaume-Uni se sont effondrés, respectivement à -34 % et -30 % sur les sept premiers mois de 2021, comparés à la moyenne quinquennale. En cause, la baisse de la demande à la suite de la fermeture de la restauration pendant la pandémie et la flambée des coûts du transport maritime. Pour la nouvelle campagne qui vient de débuter, les opérateurs néo-zélandais s’attendent à une stabilité globale de leurs envois (299 000 tec, +0,4 %). Tout laisse à penser qu’Asie et États-Unis resteront des destinations privilégiées, même si la situation sanitaire et économique demeure incertaine.

Irlande, Royaume-Uni et Espagne approvisionnent la France

Il est difficile de comparer les importations françaises de viande ovine entre 2020 et 2021. D’une part, l’an dernier, tout était au ralenti, voire à l’arrêt avec le début de la pandémie. D’autre part, le Brexit est passé par là et la France est devenue une plateforme de transit pour l’agneau britannique. Nos achats en provenance du Royaume-Uni ont bondi de 63 % en cumul sur sept mois, selon les Douanes. Mais cette viande est en grande partie réexpédiée vers l’Allemagne, la Belgique, l’Italie, les Pays-Bas… L’Irlande est en retrait cette année (-20 %), sous l’effet de la baisse de sa production et l’Espagne en a tiré profit (+32 % au premier semestre).

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