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Viande rouge
Agneau : des prix qui restent élevés

Les prix des agneaux français ne cessent de baisser depuis Pâques, mais partis d’un niveau record, ils restent toujours supérieurs aux années précédentes, dans un marché peu encombré.

Evolution du prix moyen pondéré des agneaux français

À 6,70 €/kg carcasse net vendeur en juin, l’indicateur ovin de la FMBV, qui reflète la cotation de l’agneau français sur les marchés en vif, s’affichait 91 centimes sous son record historique de mai 2011, mais 26 centimes au-dessus de son niveau de l’an dernier, même date. Le commerce est particulièrement calme ; le climat qui s’est montré froid en mai, puis instable en juin, n’est pas propice aux grillades ; l’ouverture des restaurants se fait dans la prudence et les achats des ménages sont modérés. De quoi voir les prix se tasser, même si les disponibilités restent mesurées. Ainsi, en mai, 6 430 tonnes équivalent carcasse de viande ovine sont sorties des abattoirs français, c’est 0,8 % de plus que l’an dernier seulement. Une hausse qui s’explique uniquement par l’alourdissement des carcasses puisque les abattages ont reculé de 1,3 % en têtes.

La France, plaque tournante post-Brexit

Difficile d’appréhender les échanges extérieurs de la France cette année. Sur les quatre premiers mois de l’année, nos importations de viande ovine ont augmenté de 28 %, rapporte Agreste, et nos exportations ont carrément été multipliées par 4 ! « Cette forte hausse serait en partie due à du transit de viandes en provenance du Royaume-Uni », précise le ministère. De la viande ovine britannique serait ainsi réexpédiée vers l’Allemagne.

Sur le marché britannique, les prix ont aussi fortement baissé fin juin, pour se rapprocher de leur niveau de l’an dernier. Les disponibilités augmentent et, alors que nos voisins deviennent exportateurs nets à cette période de l’année, ils n’étaient pas très compétitifs sur le continent. Même tendance en Irlande, avec une forte chute depuis quelques semaines.

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