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Absorber l’oxygène au profit de la qualité

L'absorbeur d'oxygène permet d'interrompre la maturation et de prolonger la conservation de fromages (comme ici un banon). Il est autorisé en bio.
© DR

Les absorbeurs d’oxygène empêchent le produit sans conservateur de s’oxyder. Ils atteignent des performances importantes et sont plutôt acceptés des consommateurs, selon les Laboratoires Standa.

Les consommateurs commencent à comprendre à quoi sert l’absorbeur d’oxygène inclus dans certains emballages. C’est l’opinion de Marc Legrand, responsable de la commercialisation de composés actifs aux Laboratoires Standa, à Caen. Les pastilles ou étiquettes incluses dans les emballages ne rebutent pas autant les consommateurs que veulent le prétendre certains services de marketing, affirme celui qui observe notamment les progrès de la technologie dans le commerce de produits bio. Surtout, la capacité d’absorption des éléments progresse. « On arrive à des étiquettes absorbant de l’ordre d'une centaine de millilitres d’oxygène, trouvant des applications dans le pain précuit », informe-t-il. Également l’intégration des étiquettes est compatible avec des hautes cadences d’impression, à une centaine de coups à la minute. Les industriels ont le choix entre un sachet de poudre ferrique et des étiquettes non ferriques pour des coûts plus élevés. Contre le verdissement d’un foie gras, pour la bonne conservation d’un jambon riche en oméga 3, la conservation des vitamines ou la préservation du goût d’une pâtisserie, la société Standa recommande l’emploi d’absorbeurs d’oxygènes vendus sous la marque Atco. Ces produits agissent à trois niveaux : dans l’atmosphère qui environne la denrée, dans la denrée elle-même et dans les matériaux d’emballage. Pour cela, l’absorbeur est intégré à l’emballage, avec l’inconvénient qu’il rend celui-ci non recyclable.

Il n’est pas compatible avec les liquides, « mais on recule les frontières », affirme Marc Legrand. Ainsi, « une étiquette au contact d’une tranche de jambon préserve celle-ci jusqu’à 21 jours », donne-t-il en exemple. Le responsable voit un enjeu important dans l’export lointain de produits frais, par bateau, dans des pays éventuellement plus chauds et humides que la France. Il pense notamment aux fromages. « Nous proposons d’accompagner les fabricants de produits de terroir au grand export, afin de maintenir la qualité originelle des aliments sur des durées de conservation très longues », fait-il savoir.

Sylvie Carriat

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