Un diagnostic territorial du maillage et des besoins en abattoirs
Première phase, qui débute dès maintenant et devrait se conclure fin janvier, un diagnostic au niveau de territoire. Les grilles ont été définies, et plusieurs éléments seront pris en compte, explique-t-on au ministère :
L’amont : quel type d’élevage dans le territoire, quelle densité, l’existence d’IGP et d’AOP ;
Les outils : comment sont structurés les abattoirs de la zone (multi-espèces ou spécialisé, les volumes, la gouvernance, les déficits) ;
L’approvisionnement : quels sont les flux, les zones d’approvisionnement, en tenant compte des spécificités par exemple les territoires transfrontaliers ;
Transport des animaux : pour intégrer la dimension des temps de transport
Certes, des travaux ont déjà été réalisés dans certaines zones, « mais ils serviront de bases à ce nouveau diagnostic afin d’avoir des critères harmonisés » explique-t-on rue de Varenne.
Au premier trimestre 2024, devra se mettre en place, dans chaque région, une instance de gouvernance régionale, qui comprendra les services de l’Etat, la DRAF, la région, et les interprofessions bovines et porcines. D’autres acteurs pourront prendre part au projet si la situation locale l’exige. Cette instance de gouvernance lancera, après un point d’étape, les diagnostics individuels des abattoirs.
Des diagnostics pour les abattoirs ayant besoin de soutien
L’instance régionale devra donner son avis sur l’accès au fonds de garantie, qui mobilisera 50 millions d’euros sous forme d’encours de prêt sous garantie publique, lorsqu’un abattoir veut en bénéficier. Cet avis sera basé sur le diagnostic individuel. « Le pilotage sera fait au niveau régional, des territoires », promet-on au ministère. La grille d’évaluation individuelle est en cours de construction, elle comprendra :
« Aucun de ces éléments, individuellement, ne donne une image complète du potentiel d’un abattoir, il faut le tout », défend-on au ministère, en précisant que seuls les abattoirs candidats à bénéficier du fonds de garantie feront l’objet d’un tel diagnostic. Les éléments recueillis dans ce cadre seront confrontés au diagnostic territorial pour évaluer l’opportunité d’une aide. Les premiers dossiers pourraient être étudiés dès avril ou mai.