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3 solutions pour la résilience alimentaire

Le CNRA (Conseil national pour la résilience alimentaire) compte 150 membres. Il a présenté lors d'un webinaire trois solutions développées par des adhérents pour répondre aux enjeux de la résilience alimentaire des territoires.

un paysage vallonné. D'un coté une foret. De l'autre, des prairies avec des arbres, des fleurs, des vaches. Au milieu un village français.
Le CNRA veut "engager la transformation de notre système alimentaire en le regardant dans son entièreté"
© Généré par l'IA

Né en 2020 autour d'une douzaine d'acteurs, le Conseil national pour la résilience alimentaire fédère aujourd'hui 150 adhérents répartis en six collèges : agriculteurs, institutions, collectivités, grandes entreprises, solutions locales, citoyens. Preuve que la notion de résilience alimentaire suscite de plus en plus d'intérêt. Un webinaire, le 23 avril dernier, a permis au président du CNRA, Bernard Ader, de préciser le rôle de l'association en introduction. « Nous agissons en tiers de confiance pour permettre à des acteurs de se rencontrer, en dépassionnant le débat, pour engager la transformation de notre système alimentaire en le regardant dans son entièreté ». Il a tenu à distinguer la résilience de la souveraineté alimentaire, qui est « plus sur de la réaction et du temps court ». Trois structures adhérentes du CNRA ont ensuite pitché une solution concrète en faveur de la résilience.

Lire aussi : Souveraineté alimentaire : quelles sont les fragilités françaises ?

Une autre agriculture avec Fermes d'Avenir

Claudio Muskus, directeur général de Fermes d'Avenir, a présenté le travail de cette association, qui soutient le développement de l'agroécologie partout en France. Parmi ses champs d'actions pour accompagner les porteurs de projets et les autres acteurs de la transition agricole, elle propose des formations, du conseil, une plate-forme de financement participatif. Le réseau Fermes d'Avenir compte aujourd'hui 350 fermes. Lui-même engagé dans l'agroécologie, le président du CNRA Bernard Ader constate « une envie du monde agricole d'évoluer. Le premier frein est la méconnaissance. Il faut rassurer les agriculteurs, les former, les mettre en réseau », estime-t-il.

Un nouveau modèle d'industrie agroalimentaire avec Resan

L'entreprise RESAN propose un nouveau modèle d'industrie agroalimentaire dans les territoires pour faire le lien entre des consommateurs en demande de produits locaux et les petits producteurs. Son projet consiste à réindustrialiser via de petits ateliers modulaires de transformation, en containers, situés près des bassins de production et de consommation. RESAN travaille essentiellement sur la filière laitière, avec aujourd'hui dix ateliers de transformation installés. L'entreprise dispose de sa marque commerciale, J'achète fermier ! (auparavant Né d'une seule ferme), travaille avec la grande distribution et surtout avec la restauration collective. Elle a développé un vrai savoir-faire dans la micro-industrie, et dans « la gestion décentralisée de la qualité, nous visons le meilleur du local et de l'industriel », relève Virginie Faure, directrice innovation et associée de J'achète fermier !

Simplifier les commandes en circuit court, le projet de Lisy

La gestion des commandes constitue un frein au développement des circuits de proximité. Afin de remédier à cet écueil, la start-up nantaise Lisy a créé un outil aussi simple à utiliser qu'une boîte mails. Son application permet au producteur de définir clairement son offre, facilite la prise des commandes et automatise leur traitement. Elle est disponible dans une version gratuite, financée par la Région des Pays de la Loire pour favoriser les circuits courts, ou au prix de 29 € HT par mois. L'adhésion au CNRA a permis à Lisy de nouer des contacts, notamment avec des collectivités via la participation au Salon des maires avec l'association.

 

Un guide de bonnes pratiques à la rentrée

Le CNRA prépare avec AFNOR un « Guide de bonnes pratiques pour la résilience alimentaire ». Gratuit, cet outil sera mis à disposition à la rentrée prochaine. Deux-cent-cinquante contributeurs y participent. Après une courte explication de ce qu'est la résilience alimentaire, le guide fournira des exemples concrets et opérationnels de mise en œuvre dans les territoires.

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