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Céréales
Léger recul des prix, suite au rapport de l’USDA

Le Département américain de l’Agriculture a revu à la hausse les disponibilités planétaires en blé tendre. En maïs, la concurrence internationale fait rage, et le marché des orges est beaucoup plus calme.

Période du 5 au 12 novembre. Les prix du blé tendre ont cédé un peu de terrain sur Euronext entre les semaines 45 et 46, compte tenu d’un rapport du Département américain de l’Agriculture (USDA) jugé plutôt baissier, et d’une compétition entre les exportateurs internationaux qui fait rage. Le rapport de l’USDA estime des réserves planétaires 2019-2020 à 288,3 Mt, un chiffre supérieur aux attentes du marché, contre 287,8 Mt le mois dernier. La production russe est relevée de 1,5 Mt d’un mois sur l’autre, à 74 Mt, et la production australienne n’est abaissée que de 0,8 Mt, à 17,2 Mt, alors que des analystes privés estiment cette dernière à moins de 16 Mt ! Le blé tendre hexagonal reste compétitif sur la scène internationale, en témoigne le dernier achat égyptien. L’achat du Gasc inclut deux bateaux français (120 000 t) à 232,44 $/t Caf, chargement 15-25 décembre. Mais les Russes reviennent, y plaçant un bateau de 55 000 t à 234,60 $/t Caf. En France, les primes portuaires ont de nouveau monté, face à la bonne demande des chargeurs. Sur le marché intérieur, les transports sont de plus en plus difficiles à trouver dans le Sud-Ouest, et ce, jusqu’à mars 2020, ce qui réduit les échanges. Les meuniers et Fab espagnols sont tout de même à l’achat, tout comme les Fab français. Dans les champs, les semis sont faits à 67 % en semaine 44 (85 % en 2018), d’après FranceAgriMer.

En orges fourragères, les prix sont en baisse, tout comme les primes portuaires, en raison d’un repli de l’intérêt des chargeurs hexagonaux. La nutrition animale française, espagnole et italienne fait quelques achats, sans emballement non plus. D’après Céré’Obs, les semis sont effectués à 81 % en semaine 44 (90 % en 2018).

Rendements états-uniens en baisse en maïs

Concernant le maïs, le rapport de l’USDA a été jugé haussier, les stocks planétaires 2019-2020 étant attendus à 296 Mt en novembre, contre 302,6 Mt en octobre. Les rendements aux États-Unis sont évalués à 132,77 quintaux par hectare (q/ha), un chiffre inférieur aux attentes du marché, contre 133,88 q/ha le mois précédent. Néanmoins, les cours ont reculé sur Chicago, Euronext et le marché physique français, compte tenu de la forte concurrence sur la scène internationale, avec les bonnes récoltes au Brésil et en Ukraine. En France, la récolte dans le Sud-Ouest a été bien ralentie, et des craintes d’apparition de mycotoxines persistent. Céré’Obs estime la moisson effectuée à 79 % au 4 novembre (98 % l’an dernier à pareille époque). Bien que des achats soient rapportés, l’intérêt des Espagnols régresse, et le nord-UE est discret.

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