Aller au contenu principal

Comment Labeyrie Fine Foods a composé avec l’inflation et la grippe aviaire pendant les fêtes 2022 ?

Le groupe Labeyrie Fine Foods a innové et déployé ses équipes terrain pour accompagner le consommateur, et assurer ses ventes, malgré l’inflation et la grippe aviaire.

© Labeyrie Fine Foods

Le fabricant de produits festifs Labeyrie Fine Foods a fait part de ses performances « très satisfaisantes » lors de la période des fêtes de fin d’année 2022. « Tout était fait pour que nos catégories soient désinvesties par les consommateurs et que nos innovations soient dépriorisées par nos clients distributeurs », redoutait Stanislas Giraud, directeur général de Labeyrie Fine Foods.

Les produits des marques du groupe ont vu leurs prix augmenter en magasin de 22 %. La société et ses clients redoutaient ainsi avoir atteint la limite à laquelle le consommateur se désintéresse des produits pour se tourner vers une offre plus accessible, mais il n’en fut rien. « Nous avons subi des hausses de coûts de production à deux chiffres, indique Stanislas Giraud. Celles-ci sont liées à trois grands facteurs : l’augmentation du coût du caneton, l’augmentation de l’indice Itavi, ainsi que la hausse globale des autres intrants tels que l’énergie, la main-d’œuvre, l’emballage, les transports... ».

400 animations en magasin

Les répercussions des prix ont permis au groupe de se maintenir, tout en confortant ses parts de marché par rapport à ses concurrents. « Nous avons bénéficié d’un niveau d’exposition qui nous a permis d’avoir des taux d’écoulement très bons », ajoute Stanislas Giraud. Labeyrie Fine Foods s’est donné les moyens de réaliser de bonnes performances en déployant ses équipes terrain, composées de 80 personnes, chez ses clients.

« On a réalisé 400 animations de dégustation de foie gras, pour réassurer le consommateur et l’accompagner dans son acte d’achat malgré l’inflation. Nous avons eu la confiance des distributeurs », note Stanislas Giraud. Pour les fêtes 2021, aucune animation n’avait pu être mise en place à cause d’un rebond du Covid-19.

« Nous avons eu la confiance des distributeurs », Stanislas Giraud, directeur général de Labeyrie Fine Foods.

A cause de la grippe aviaire, Labeyrie Fine Foods a accusé une baisse de 20 % de ses ventes en volume de foie gras mi-cuit sur P12 et P13 par rapport à la même période en 2021. Grâce aux répercussions des prix, le groupe affiche une baisse de ses ventes valeur de seulement 1 %. « Nous avons renforcé nos parts de marché de +3,6 points en valeur et de +4 points en volume, venant confirmer notre leadership », se réjouit Stéphanie Pargade, directrice marketing de Labeyrie Fine Foods. Les tartinables de foie gras du groupe, innovation de ces fêtes de fin d’année, ont très bien trouvé leur public et seront amenées à prendre plus d’importance ces prochaines années.

Sur le marché du saumon fumé affichant une croissance volume de 1 % sur P13, Labeyrie Fine Foods a aussi consolidé ses parts de marché valeur (+2 points pour la marque Labeyrie et +1 point pour la marque Delpierre).

Les plus lus

poule rousse en élevage
Œufs : « Les tensions dans les rayons vont disparaitre d’ici juin » avec 375 millions d’œufs supplémentaires attendus en 2026

La consommation d’œufs atteint des sommets historiques en France, alors même que la transition vers l’alternatif limite le…

petit veau dans sa niche
Petits veaux : « les intégrateurs s’attendent à des prix très élevés en mai »

Les prix des petits veaux laitiers ont connu une évolution historique en 2025, sous l’effet du manque d’offre. Les…

drapeau turc
Broutards : la Turquie annonce un quota d’importation de 500 000 têtes sur 2026

Le gouvernement turc a publié ses quotas d’importation de broutards dans un contexte d’inflation toujours élevée et de prix de…

camion devant quais de déchargement, de nuit
Viande bovine : le déficit commercial divisé par deux en 2025 en volume

Les exportations de viande bovine de la France ont progressé en 2025 ; notamment vers l’UE, tandis que les importations…

Les administrateurs de l'interprofession Anvol
Poulet : « Le rythme de construction de nouveaux bâtiments reste très éloigné des objectifs fixés »

 2 200 poulaillers et près de 2,8 milliards d’euros d’investissements, c’est ce qu’il faudrait à la France pour…

zone de contention en abattoir
Quels sont les abattoirs de boucherie récemment en difficulté, en infographie

La France a perdu un abattoir sur 5 depuis 2010. En s’appuyant sur la presse locale, Les Marchés a tenté de dresser une carte…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio