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Combien de vaches l’Europe va perdre en 10 ans selon Bruxelles ?

La décapitalisation risque de s’accélérer dans les cheptels bovins laitiers et allaitants au cours de la prochaine décennie selon des hypothèses de travail de la Commission européennes. Les effectifs de vaches laitières devraient davantage reculer, proportionnellement, que ceux des vaches allaitantes.

Des vaches broutent sur une prairie  sous un ciel orageux.
L’Europe pourrait perdre 3,2 millions de vaches entre 2023 et 2035
© Image générée par l'IA

Chaque année, la Commission livre ses perspectives de long terme qui servent de base à ses futurs travaux. Les auteurs du rapport précisent bien que ces chiffres ne sont pas des prévisions, car les incertitudes sont nombreuses sur le plan macro-économique et sur l’évolution des accords commerciaux. Plus précisément, ces projections correspondent aux tendances moyennes que les marchés agricoles devraient suivre si les politiques actuelles et l'environnement macroéconomique restent inchangés au cours de la période projetée (ici jusqu’en 2035). Selon ces modèles européens, l’Europe pourrait perdre 3,2 millions de vaches (-10,5 %) entre 2023 et 2035.

Lire aussi : La baisse des abattages de gros bovins en 3 graphiques

La baisse du nombre de vaches laitières ne sera pas compensée par les gains de productivité

Le nombre de vaches laitières dans l’Union européenne est projeté à 17,3 millions de têtes en 2035, c’est 12 % de moins qu’en 2023 et 19 % de moins qu’en 2013. 

Une baisse que la Commission explique par les normes environnementales. Malgré des gains de productivité, la collecte est attendue en repli. Les fabrications de fromage, lactosérum et poudre de lait écrémé progresseraient aux dépens de celles de lait de consommation et poudre de lait entier. Bruxelles anticipe une nette hausse des prix du lait au producteur. 

Lire aussi : Viande, lait, œuf : la France perd sa souveraineté, le point en une infographie

La décapitalisation allaitante continue

C’est autour de 2028 que le nombre de vaches allaitantes dans l’Union européenne passerait sous la barre des 10 millions de têtes selon ces modèles.

 La consommation de viande bovine devrait rester entravée par des questions de prix, de santé publique et des préoccupations environnementales, avance Bruxelles. « Cette situation, combinée à une faible rentabilité et à un cadre réglementaire plus strict en matière d'environnement et de climat, devrait conduire à une nouvelle baisse de la production d'ici à 2035. Les aides au revenu et les éco-régimes prévus dans le cadre de la nouvelle PAC, ainsi que des perspectives de prix relativement bonnes, contribueront à ralentir cette tendance, mais pas à l'inverser » écrivent les spécialistes communautaires.

Lire aussi : Viande bovine : l’Allemagne va devenir exportatrice nette

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