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Blé tendre : en mer Noire la concurrence influence les prix

Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ? Les journalistes de la Dépêche-Le petit Meunier vous expliquent les dernières variations des cotations du blé et du maïs.

un graphique avec une courbe à la hausse, sur fond de grains de blé
Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ?
© Généré par l'IA

Les cours du blé tendre sur Euronext et le marché physique français par ricochet ont reculé entre les 13 et 19 août, dans le sillage de ses homologues états-uniens. L’USDA aux États-Unis, puis le Conseil international des céréales ont en effet publié des prévisions de récolte mondiale en hausse d’un an sur l’autre. De plus, la concurrence des origines Mer Noire reste dynamique et continue de peser sur les prix mondiaux. L’Égypte devrait d’ailleurs finalement acheter les 3,8 Mt de blé annoncés précédemment, possiblement en dehors d’un appel d’offres, via des tractations avec un gouvernement étranger. En France, les échanges sont assez calmes. FranceAgriMer et Arvalis ont annoncé s’attendre à des poids spécifiques « très irréguliers ». Selon le rapport Céré’Obs du 16 août, les récoltes de blé tendre sont achevées à 98 %, contre 95 % en moyenne.

Tendance baissière en blé dur

Les prix du blé dur sur le marché physique français ont plutôt régressé d’une semaine sur l’autre, toujours en raison de l’atonie régnante sur le marché. Les qualités continuent d’interroger et les vendeurs se montrent prudents. Toujours selon FranceAgriMer et Arvalis, les rendements et poids spécifiques sont plutôt bons dans la moitié sud de la France, tandis qu’ils sont en baisse dans le Centre et l’Ouest. 

Recul des prix en orge de mouture 

Les cours de l’orge fourragère ont reculé lors des sept derniers jours, suivant la baisse de ceux du blé tendre. L’activité portuaire française reste faible.

Baisse des prix en maïs 

Les prix du maïs sur Euronext et le marché physique hexagonal ont reculé entre les 13 et 19 août, à l’image de Chicago. Les conditions de culture restent bonnes aux États-Unis et le Conseil international des céréales a d’ailleurs revu en hausse la production mondiale. Les chiffres de l’économie chinoise continuent cependant d’inquiéter quant à la demande du pays. La zone mer Noire devrait en revanche voir sa production reculer en 2024, du fait de la sécheresse. Au niveau hexagonal, le marché reste calme cette semaine. Les conditions de culture du maïs reculent légèrement à 76 % bonnes à excellentes d’après Céré’Obs, contre 84 % en 2023.

Cet article a été écrit par les journalistes spécialisés de La Dépêche-Le petit Meunier, qui accompagne depuis 1938 les opérateurs du commerce des grains. 

Adèle d’Humières, La Dépêche – Le Petit Meunier

Rédaction Réussir

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