Pastèque : des variétés pour le nord Loire

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Malgré des conditions moins favorables que dans le sud, certaines variétés de pastèque atteignent des rendements et des taux de sucre satisfaisants en plein champ en Bretagne. Crédits : © V. Bargain

Des essais des stations expérimentales montrent que certaines variétés peuvent permettre la production de pastèque en plein champ au nord de la Loire.

« En Bretagne, des maraîchers diversifiés cultivent déjà de la pastèque sous abri, pour élargir leur offre, indique Louise Astié, de la station d’Auray de la chambre d’agriculture. Mais l’objectif aujourd’hui est d’identifier des variétés pouvant se cultiver en plein champ, pour libérer les abris pour des cultures plus longues et à plus forte valeur ajoutée. » Depuis 2021, six à onze variétés de pastèques par an, hybrides et variétés populations depuis 2025, sont testées en bio sur la station. Le choix a été fait de ne tester que des variétés à petit calibre. « Des variétés aux fruits de 2 à 3 kilos, qui mûrissent vite, sont les plus adaptées au climat breton, explique Louise Astié. Pour une plantation début mai, la récolte peut débuter fin juillet pour un mois. Cela permet aussi de vendre un fruit entier sans que le prix à l’unité soit trop élevé. »

Des variétés de pastèque confirment leur intérêt chaque année en Bretagne

Depuis 2022, même si les résultats varient beaucoup selon le climat de l’année, certaines variétés atteignent des rendements de 40 à 50 tonnes par hectare pour une densité de 0,8 plant par mètre carré (un rang par planche, 70 cm entre plants), avec des taux de Brix de 10 à 13° et un intérêt du greffage, des pathogènes du sol étant assez souvent présents. Les essais distinguent Orininja (Prosem), aux fruits petits mais nombreux, avec peu de micro-pépins et une chair ferme et sucrée, qui donne régulièrement 4 à 5 kilos par mètre carré, et Ovalie (Prosem), au rendement inférieur, mais plus précoce, intéressante pour le début de saison.

La variété population Sugar Baby a également été satisfaisante en 2025, avec plus de variabilité entre individus qu’avec un hybride. Les essais vont se poursuivre en 2026 avec une évaluation du potentiel de conservation des pastèques en frigo.

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Des variétés satisfaisantes en Île-de-France

En Île-de-France, des essais ont aussi été menés en pastèque de 2020 à 2022 par la chambre d’agriculture. « L’objectif était d’identifier des variétés de petit calibre, sans pépins ou à micro-pépins, de qualité gustative et rendement intéressants et adaptés à la production des maraîchers en vente directe d’Île-de-France », précise Adrien Parsoud, de la chambre d’agriculture. Les essais ont notamment montré l’intérêt de Mini Micro (Voltz), Orininja (Prosem), Pépita (Voltz), Vanessa (Nunhems), Nikas (Voltz) et Bibo (Syngenta). Ils ont aussi confirmé l’intérêt du greffage, mais pas de l’ajout de pollinisateurs pour les variétés sans pépin, l’augmentation du rendement par pied grâce à la pollinisation ne compensant pas l’espace occupé par des plants improductifs.

Lire aussi : [Dossier] Melon et pastèque : faites vos choix

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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