Face au stress hydrique, la filière mirabelle de Lorraine n’attend pas d’être au pied du mur, comme en témoigne Quentin Hoffmann, producteur et directeur de l’Association régionale d’expérimentation fruitière de l’Est (Arefe).
« On ne veut pas insulter l’avenir, affirme Quentin Hoffmann, directeur de l’Arefe et producteur de mirabelles de Lorraine à Vigneulles-lès-Hattonchâtel, dans la Meuse. Cette culture n’est pas irriguée actuellement, mais nous ne sommes pas à l’abri de devoir l’irriguer demain, et nous aurons peu d’eau pour le faire. Pour préparer la filière, une partie de nos essais porte donc sur le pilotage de l’irrigation, dans notre verger expérimental de vingt hectares de mirabelliers. Une partie des arbres est en micro-aspersion sous frondaison, l’autre partie n’est pas irriguée. Il est vraiment beaucoup trop tôt pour tirer des conclusions ou même donner des tendances, car nous sommes depuis deux ans en phase d’accumulation de données, notamment grâce à des mesures de flux de sève, des micro-dendromètres et différents types de sondes pour mieux comprendre comment fonctionne l’arbre…. Avec les dendromètres, dispositifs de pointe, l’idée est entre autres de mieux interpréter nos sondes capacitives, en mettant en relation ces deux outils. De manière générale, nous sentons une certaine attente des producteurs sur l’adaptation aux différents stress abiotiques, mais l’Arefe travaille sur l’ensemble des enjeux de la filière. »