Maraîchage plein champ : quels sont les principaux postes émetteurs de GES ?

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Graphique : Près de 37 % d’émissions de GES liées aux engrais Crédits : © CTIFL

Grâce au diagnostic Carbone F&L, il est désormais possible d’identifier les principaux postes émetteurs de gaz à effet de serre des exploitations maraîchères. À partir de plusieurs exploitations de plein champ, le CTIFL a établi une répartition moyenne des émissions par poste.

30 % des émissions liées au carburant

Pour les exploitations maraîchères de plein champ (comprenant parfois des tunnels non chauffés), le carburant pour les engins agricoles est responsable de 30,2 % des émissions de gaz à effet de serre (GES). En cause, une mécanisation forte des pratiques culturales (travail du sol, traitements phytosanitaires, désherbage mécanique…). Les autres types d’énergie, à savoir l’électricité et les autres combustibles (fuel, gaz…), ne représentent que 2 % des émissions.

Les engrais, poste le plus émetteur

Les engrais minéraux et organiques pèsent 17,4 % et 19,5 % des émissions, soit au total 36,9 %. La fabrication d’ammoniac, indispensable à la production de nombreux engrais minéraux, figure parmi les procédés les plus émetteurs du secteur chimique selon le Giec. L’épandage des engrais minéraux est responsable des émissions de protoxyde d’azote, un GES 273 fois plus impactant que le CO2. Les engrais organiques pèsent autant que les engrais minéraux globalement car les volumes apportés sont beaucoup plus importants. Mais contrairement aux engrais minéraux, l’apport d’engrais organiques permet le stockage de carbone dans le sol.

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Près d’un tiers des émissions réparti entre neuf postes

Les 31 % d’émissions restantes sont réparties entre plusieurs postes : le matériel de culture dont les paillages (7,4 %), les engins et outils agricoles (5,9 %), ainsi que les semences et plants (5,6 %). Viennent ensuite la construction des infrastructures agricoles (4,4 %), le transport des produits finaux (3,8 %), les fluides réfrigérants et le déplacement de la main-d’œuvre représentant chacun 1,5 %. Enfin, les contenants de récolte (0,6 %) et les produits phytosanitaires (0,4 %) ferment la marche, constituant les postes les moins émetteurs.

Diagnostiquer pour limiter les émissions

Les chiffres présentés ici sont une moyenne des exploitations diagnostiquées. Chaque structure est différente, c’est pourquoi un diagnostic spécifique est nécessaire pour proposer des leviers de réduction adaptés à chaque exploitation. Parmi les leviers proposés figurent l’écoconduite, l’électrification des machines ou l’utilisation de capteurs pour piloter la fertilisation au plus près des besoins de la culture.

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