L’été compliqué de Lactalis

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Lactel affiche un objectif de -5 % de consommation d'eau en 2025 par rapport à 2019. Crédits : © C. Pruilh

En France, entre pénurie d’eau, inflation et négociation tendue avec la distribution, le transformateur laitier Lactalis revient sur cet été pas comme les autres.

Cet été, des restrictions d’eau ont conduit Lactalis à interrompre des lignes de fabrication quelques jours sur certains sites. Cet épisode met en lumière la volonté de Lactalis — et aussi des autres transformateurs laitiers — de réduire ses besoins en eau. Ainsi, Lactel affiche un objectif de -5 % de consommation d’eau en 2025 par rapport à 2019. Les industriels demandent tous à pouvoir traiter et réutiliser l’eau qui s’évapore durant le process industriel de concentration et de séchage du lait. Pour l’heure, l’Europe l’autorise, mais pas la réglementation française.

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Des lignes stoppées à cause du manque d’eau

L’autre difficulté a été de courir après les hausses de tarif à la grande distribution, pour couvrir une partie de l’inflation sur la matière première agricole et industrielle (MPA et MPI). « Entre le 1er trimestre 2021 et le 2e trimestre 2022, le gaz a pris 425 % de hausse, l’électricité 300 %, les matières plastiques entre + 85 et + 600 % », chiffre Jean-Marc Bernier, directeur général de Lactalis France.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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