Ardèche De bonnes perspectives pour la châtaigne AOP de l’Ardèche

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Récolte de châtaignes en Ardèche. Archives FLD. Crédits : © Pierre-Louis Berger

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Environ 1 000 ramasseurs, 500 agriculteurs professionnels – dont 315 en AOP Châtaignes de l’Ardèche – ont démarré la campagne de récolte à la mi-septembre avec les châtaignes hybrides et début octobre pour la récolte des variétés traditionnelles en AOP. La campagne 2020 s’annonce nettement meilleure que celle de 2019 (2 200 t) qui avait enregistré une baisse de production de 20 %, soit environ 1 000 t, et des pertes de châtaigniers liées à la grêle, la neige et la sécheresse. Le Syndicat de défense de la châtaigne de l’Ardèche restait sur trois campagnes déficitaires impactées par la sécheresse et les mauvaises conditions climatiques. « Les producteurs sont optimistes. Ils posent les filets en toute confiance. Nous prévoyons une récolte de 4 000 t de châtaignes, dont 50 % pour le signe de qualité AOP. Notre potentiel est de 5 000 t. Nous avons de bonnes perspectives en volume avec de bons calibres homogènes », relève Sébastien Debellut, chargé de mission au Comité interprofessionnel de la châtaigne de l’Ardèche.

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Bonnes perspectives aussi à l’export

En 2020, les conditions météo ont été favorables grâce à des pluies régulières, en juillet et août, qui ont permis aux châtaigniers de passer la saison. La chaleur et les pluies, dès le 20 septembre, ont donné une vigueur aux arbres qui manquaient d’eau et de meilleurs fruits. « Cet épisode a facilité la maturation de la châtaigne. Le cynips a été contenu sur toute la châtaigneraie ardéchoise. La mise en œuvre de la lutte biologique engagée depuis plusieurs années a porté ses fruits », ajoute Sébastien Debellut.

À l’export, la filière prévoit de bonnes perspectives en Allemagne, Belgique et Suisse. La commercialisation des volumes en gros et petits calibres ne posera pas de difficultés auprès de la grande distribution et des transformateurs, tels que Faugier, Sabaton, Imbert et Concept Fruits. Seule inquiétude : la vente sur les foires, les marchés et pour les fêtes de fin d’année. « Le Covid-19 nous incite à chercher de nouveaux marchés en cas de fermetures », poursuit le chargé de mission.

En prévision d’éventuelles fermetures de marchés pour les fêtes, les professionnels cherchent de nouveaux débouchés.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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